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    Peut-on se faire payer pour aller au boulot en trottinette ?

    Depuis 2016, le gouvernement a mis en place une indemnité pour inciter les salariés à utiliser un deux-roues (non polluant) pour aller au travail. Et si on élargissait l’idée à d’autres modes de transports écologiques comme la trottinette ou le skateboard ?

    Prime. Il s’agissait d’une des mesures phares de la loi sur la transition énergétique : indemniser, à hauteur de 200 euros par an, les employés qui prennent leur vélo pour se rendre au travail. Sur le papier, les avantages sont nombreux : c’est une solution écologique, on évite d’être tributaire des transports en commun et cela permet de se maintenir en forme. Mais en réalité, cette proposition n’est pas très incitative puisque l’IKV (indemnité kilométrique vélo) permet de dédommager quotidiennement les salariés parcourant chaque matin une distance strictement située entre 1 et 1,76 kilomètre. La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) constate « la timidité de la mesure, qui ne concerne qu’une petite partie des salariés du public ».

    Les vélos ont la cote. En 2017, 2 782 000 vélos ont été vendus en France, avec une progression très importante du vélo électrique qui bénéficie d’une prime à l’achat. Entre 2016 et 2017, ce chiffre a presque doublé, passant de 134 000 à 255 000 deux-roues électriques vendus. Un bénéfice pour l’environnement, la santé des travailleurs et les embouteillages de nos villes. Il serait pertinent d’élargir cette mesure à tous types de transports urbains.

    Globalement, les Français se tournent vers lé vélo pour les distances courtes, puisque 75% des déplacements domicile-travail font moins de 5 kilomètres. Une distance qui peut tout aussi bien être faite en trottinette ou en rollers. Ces soft transports prenant d’ailleurs une place de plus en plus grande dans le cœur des citadins : Aviva estime à 8,5 millions le nombre de ses utilisateurs potentiels. À l’instar de la petite reine, ne mériteraient-ils pas aussi d’être indemnisés ?

    Comment faire ? Le plafond de 200 euros — qui devrait être revu à la hausse — pourrait tout aussi bien être minoré pour les trottinettes, skateboard et hoverboard puisque, selon la loi, le montant de l’indemnité versée peut être défini par l’employeur. Il faudra également réfléchir à mettre en place des infrastructures adéquates pour « garer » ses nouveaux véhicules, le texte de loi incluant « un stationnement sécurisé pour les véhicules indemnisés ». Bref, c’est envisageable, mais il y a encore du pain sur la planche (de skate).

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