Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    On pourrait bientôt être salarié et gérer sa boite EN MÊME TEMPS

    Êtes-vous prêt à devenir un « intrapreneur » ?

    Arrêter de bosser en scred’ pendant sa pause dej’. Cumuler son CDI et ses activités d’entrepreneur, telle est la promesse derrière l’intrapreneuriat, statut en vogue mais qui peine à s’implanter dans l’hexagone. La promesse, pourtant, pourrait changer la vie de bien des salariés : plutôt que de devoir se faire virer pour toucher les indemnités légales, ou même de se lancer à l’aveugle avec le statut d’auto-entrepreneur lancé en 2007, il serait possible de développer un nouveau statut pour les travailleurs ayant des projets et besoins d’indépendance.

    Le principe : un pied dehors, un pied dedans. Autrement dit, bosser sur son projet personnel pendant ses heures de boulot, sans avoir à se cacher de peur que votre patron vous prenne en flag’. C’est en tout cas la proposition de la Fondation Jean-Jaurès, intitulée « Concilier l’entreprise et les citoyens« , qui propose de développer un statut juridique pour ces salariés du 21ème siècle.

    Ce qui est bon pour toi est bon pour moi. L’une des premières entreprises françaises à avoir testé le concept n’est autre que La Poste (eh oui). C’était en 2014, dans le cadre de la mission « 20 projets pour 2020 ». Une pure initiative d’intrapreneuriat : des équipes d’employés devaient proposer des projets voués à améliorer la croissance du groupe. Les candidatures retenues étaient ensuite soutenues lors d’une présentation orale et une fois désignés, les vainqueurs quittaient leur poste (tout en restant salarié de La Poste) pendant 12 à 18 mois afin de concrétiser leur projet munis d’une enveloppe de 100 000 euros en guise de coup de pouce. Si leur idée voyait le jour et que la filiale venait à être créée, ils touchaient 20% du capital.

    Ces candidats que La Poste continue d’employer, ce sont des intrapreneurs. Le terme est transparent : ils sont à la fois entrepreneurs et salariés de l’entreprise — en interne, donc. Ce statut est né dans les années 1970 aux États-Unis et entend bien supporter, de manière financière, technique et humaine, tout projet d’employé visant à faire croître l’entreprise. Sur le papier, c’est beau. Mais quant à l’implantation en France, ce n’est pas encore gagné.

    72% des travailleurs interrogés se disent intéressés par le statut d’intrapreneur.

    63%. C’est la part des entreprises françaises qui n’avaient, à la mi-2017, aucun programme d’intrapreneuriat, selon une étude du cabinet Deloitte. Du coup, à peine 12% des salariés ont déjà pu concrétiser une idée par ce biais. Fort dommageable, quand 72% des travailleurs interrogés se disent quant à eux intéressés par le statut, notamment pour améliorer leurs compétences personnelles (26%), gagner en autonomie (24%) et par goût du challenge (20%).

    L’intrapreneuriat est sans doute attendu de pied ferme par les salariés désireux de lancer leur entreprise mais frileux à l’idée de se retrouver sur la paille. Car à ce jour, la promesse de campagne du président Macron, qui stipule qu’une personne démissionnant de son CDI serait éligible au chômage, n’a pas encore été appliquée. À bon entendeur.

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.