On a parlé avec Marc, le plus gros collectionneur français de cartes Michelin
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On a parlé avec Marc, le plus gros collectionneur français de cartes Michelin
Vincent Pons |  09/07/2021 09:58
On a parlé avec Marc, le plus gros collectionneur français de cartes Michelin

Agé de 71 ans, Marc Francon aime tant les cartes de la célèbre marque du Bibendum qu’il y consacre tout son quotidien. Expert, collectionneur et passionné, il nous explique pourquoi ces objets le fascinent tant. Il en possède 15 000.

Bonjour Marc, pouvez-vous nous expliquer comment vous est venue cette passion des cartes Michelin ? 

Historien-géographe de formation, j’ai enseigné cette matière pendant des années et mes élèves s’en souviennent car je les ai embêtés à de nombreuses reprises pour réaliser des cartes. En parallèle, j’ai poursuivi des études universitaires et fait une thèse sur le guide vert Michelin. En travaillant sur ce dernier, j’ai décidé de constituer une collection de ces cartes. Puis l’intérêt grandissant, je me suis dit qu’à la retraite je ferai la même chose avec les cartes Michelin. Petit à petit, le goût est venu et j’ai rencontré d’autres collectionneurs. Aujourd’hui, j’ai plus de 15 000 exemplaires ! J’ai même pour ainsi dire commencé à construire ma maison autour d’une pièce où je stocke mes cartes.   

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Vous souvenez-vous de la première carte routière que vous avez achetée ? 

La première carte Michelin que j’ai achetée se trouvait dans un lot. C’était dans un Emmaüs à Aurillac. J’ai demandé le prix et comme ce n’était pas cher, j’ai sauté sur l’occasion. Il s’agissait de cartes du début des années 1925. De fil en aiguille, j’en ai acquis de plus anciennes et désormais, j’en achète quasiment tous les jours, soit sur internet soit dans les brocantes. 

Le succès de la carte Michelin vient-il d’une grande qualité à un prix modique ?

Dès le départ, c’était une carte bon marché avec un certain soucis du détail. Lorsqu’on la compare à une carte Bison Futé, il n’y a pas photo. Le concurrent principal de la carte Michelin est l’IGN, mais elle a une palette beaucoup plus large. Elle ne se focalise pas uniquement sur la cartographie routière, ce qui la rend moins précise.

Qu’est-ce qui rend une carte Michelin unique à vos yeux ? 

Sa durée, sa longévité. 111 ans après la première carte Michelin, éditée pour les automobilistes, elle n’a pas bougé et c’est une référence. Tous les autres concurrents de cette époque ont disparu, comme De Dion-Bouton. Son intérêt a cependant évolué depuis 2002 car l’échelle de 200 millième a été peu à peu abandonnée, au profit d’autres échelles. 

Alors quelles différences voyez-vous entre les cartes d’hier et celles d’aujourd’hui ? 

Il y a très peu de différences. Elles ont toujours été faites en quatre couleurs plus le noir avec des représentations du relief, ce qui permet une bonne lisibilité. Les typographies, le tracé des routes sont réalisés afin d’apprendre beaucoup de choses avec peu de signes. Elles restent une référence. 

Quelle est la pièce maîtresse de votre collection ? 

La plus belle est la première carte Michelin, celle de 1905, livrée pour la course Gordon Bennett. Le graphisme est magnifique, ce qui la rend particulière. L’objet est d’exception car elle était encartée dans un petit livret où on expliquait toute l’histoire de la Gordon Bennett. À chaque édition, la course prenait place chez le pays vainqueur de l’opus précédent et elle s’est déroulée en France en 1905 avec un tracé dessiné par les frères Michelin autour de Clermont-Ferrand. Cette carte a été distribuée aux concurrents et aux spectateurs. Malheureusement, il ne reste pas beaucoup d’exemplaires et elle coûte aux alentours de 200-300 euros… 

MICHELIN - " Carte Michelin France en feuille " - Lot de cartes routières

Est-ce que cette passion coûte cher ? 

À l’exception de l’édition de 1905, les cartes Michelin ne sont pas très chères. Lorsqu’on les achète en lot, c’est autour de 50 centimes la carte. C’est une occupation bien ordinaire mais peu coûteuse pour un monsieur de mon âge. 

Y a-t-il une amicale des passionnés de cartes Michelin ? 

J’appartiens à l’association des collectionneurs de guides et cartes Michelin. Nous éditons une petite revue d’une dizaine de pages dans laquelle on fait paraître des articles sur le sujet. Il y a peu, j’ai publié un article sur la carte du Tour de France 1954.

Dernière question : utilisez-vous des cartes routières pour vous déplacer, ou êtes-vous passé au GPS ? 

J’ai toujours un atlas Michelin dans ma voiture. Depuis l’invention du GPS, je dois dire que je deviens fainéant et que je l’utilise souvent. Mais bon, j’ai une bonne connaissance de la géographie française et ça, ce n’est pas négligeable. 

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