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    Oh my god, le Japon vient d’inventer un robot prêtre

    Jusque-là, le dernier clash entre religion et technologie remontait à l’invention de l’imprimerie. Eh bien, accroche-toi, j’enlève l’échelle : le prochain choc arrive du Japon grâce à ce robot aumônier capable de célébrer des funérailles.

    Mon curé chez les bouddhistes. En août, la société japonaise Nissei Co a exposé au Salon de l’industrie funéraire de Tokyo un robot humanoïde en robe de bonze bouddhiste nommé « Pepper ». À l’origine un robot domestique, il a été reprogrammé pour pouvoir réciter et chanter les mantras et prières du dharma d’une voix synthétique. Pour que le rituel soit complet, il s’accompagne en frappant les tambours et bols chantants traditionnels. User friendly, Pepper porte une tablette autour du cou afin que chacun puisse suivre le rituel et propose même de suivre la cérémonie en streaming.

    L’aumône. Mais pourquoi cette incursion du robot dans le sacré ? Tout bonnement parce que la religion attire de moins en moins de monde dans nos sociétés ; en tous cas pas assez pour rentabiliser les offices. Les prêtres japonais en arrivent bien souvent à trouver un petit job à côté de leur sacerdoce au temple. Et puis les grandes cérémonies sont chères.

    Pepper permet des funérailles pour 400 euros.

    La bénédiction pour un mariage revient à 2000 euros en moyenne. Un enterrement traditionnel peut coûter jusqu’à 23 000 euros. Nissei Co a fait les comptes et propose son office robotique à 400 euros. Le robot passera parmi vous avec son chapeau…

    Oh my god. L’objectif n’est pas de prendre la place des hommes d’église mais de remplacer au pied levé les carences et les absences, voire de les seconder. Et puis, clairement, faire tomber les prix avec la bénédiction des croyants. Car ce sont eux qui sont au cœur de la crise de foi. En Allemagne, on pousse le raisonnement un peu plus loin avec le robot BlessU-2.

    Inventé par Stephan Krebs, de l’église protestante de la province Hesse-Nassau, ce prêtre en métal est capable de célébrer l’office en cinq langues (voix féminine ou masculine au choix). Dans les moments de grâce, il lève les bras et projette des lumières… Lancé l’année de l’anniversaire de la Réforme, il y a 500 ans, le but semble d’attirer de nouveaux publics, de créer le choc mais aussi d’interroger sur la place du sacré dans nos sociétés. Et cela marche : de nombreuses et vives protestations (héhé) se sont levées pour faire disparaître ce cyber-prêcheur. Amen.

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