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    La Norvège prépare des ferrys qui carburent au poisson

    La plus grande compagnie de croisière du monde vise le zéro énergie fossile. Pour y arriver, elle convertit ses navires pour qu’ils utilisent un biocarburant réalisé à base de déchets de la pisciculture.

    Démonstration de fjords. Entre Thor et Poséidon, Hurtigruten est un géant de la mer. Cette compagnie possède une flotte de 17 navires mastodontes qui réalisent des croisières dans les mers du (grand) nord. Ils battent pavillon norvégien or, pas de chance pour eux, ce royaume a radicalement durci sa réglementation : d’ici 2050, les émissions de CO2 devront avoir été divisées par deux (par rapports aux chiffres de 2008).

    Même pas peur, le géant de la mer anticipe la législation et va investir 726 millions d’euros pour modifier sa flotte. Confiant, le directeur, Daniel Skjeldam, estime pouvoir à terme atteindre un impact carbone quasi nul.

    Un ferry frais comme un gardon. Sa méthode se divise en trois points. D’abord, acheter trois nouveaux ferrys électriques, donc sans émission. Ils seront mis à l’eau en 2020 et 2021. En vérité, les navires auront un moteur diesel qui ne sera utilisé qu’en cas de panne, pour ne prendre aucun risque. Deuxième étape, concevoir un biogaz liquéfié qui revalorise des déchets locaux. Logique imparable, ce biocarburant est produit à partir de poissons morts et de déchets de l’agriculture et l’agroforesterie. Dernière étape, Hurtigruten modifie six de ses navires pour les passer à une motorisation hybride : électricité plus biogaz.

    Pêche miraculeuse. Doublons les détracteurs : non, ce carburant n’est pas 100% propre, mais il est infiniment moins émissif que n’importe quel dérivé de pétrole, et surtout il réduit les déchets. « Le biogaz est le plus écologique des carburants pour bateaux et représentera un énorme avantage pour l’environnement. » Il coûtera aussi moins cher puisqu’il est produit sur place.

    Une bonne nouvelle, mais pas une surprise. Il y a quelques mois, le directeur s’offusquait : « Nos équipages ont vu les glaciers se retirer et les déchets plastiques s’amonceler sur les plages où nous débarquons. » Conséquence de quoi, la compagnie qui croise de l’Antarctique à l’Arctique avait décidé d’interdire tout plastique à usage unique à bord (pailles, couverts, etc). Et tac ! Qu’on se le dise, voilà la seule vague qu’on veut voir déferler des pôles jusqu’à nos côtes.

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