Un mur autour de l'Antarctique pour l'empêcher de fondre
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Un mur autour de l’Antarctique pour l’empêcher de fondre
Hilaire Picault |  25.09.2018
Un mur autour de l'Antarctique pour l'empêcher de fondre

La glace du pôle Sud fond beaucoup trop vite, entraînant le reste du continent glacé. Drastique solution pour le retenir, selon deux chercheurs, la construction d’un mur de soutènement tout autour.

Tous les voyants sont au rouge. La fonte des glaces résulte de la hausse des températures à l’échelle mondiale, ça, vous le savez. Plus ça fond, moins la banquise est refroidie par son environnement, et ainsi de suite… Conséquence à terme, une radicale montée des eaux. La mauvaise nouvelle est que ce scénario catastrophe a probablement commencé.

Une étude récente montre que l’état du glacier de Thwaites est passé en phase de « Marine Ice Sheet Instability » (instabilité de la calotte polaire). Malgré une épaisseur moyenne de 2000 mètres de glace, les mesures montrent que la fonte s’est cruellement accélérée. Si l’on ne fait rien, elle entraînera une hausse des eaux de trois mètres subite et ravageuse, et un raz-de-marée pourrait bien emporter les villes côtières du globe laissant sur le carreau des millions de gens.

Clôturer le problème. Pour trouver une autre issue, un océanologue, Michael Wolovick (de l’université de Princeton), et un climatologue, John Moore (de l’université de Pékin), ont lancé une série de simulations de ce phénomène. Leur conclusion est que le système le plus efficace pour que la banquise se consolide et limite sa décomposition est de lui construire un ou plusieurs murs de soutien.

Concrètement, ils proposent d’ériger au fond des eaux, des colonnes de 300 mètres de haut.

Une enceinte sur laquelle le « continent blanc » pourrait s’appuyer et qui aurait l’avantage de limiter les entrées des courants chauds et maintenir une température basse pour que la glace perdure.

 

 


Givrés ?
Selon les projections informatiques, cette « clôture » aurait 30% de chance de modifier durablement la géométrie des sols locaux. Ce qui en dit long sur les chances laissées par les autres projections. Ce projet de géo-ingénierie est démesuré (et pas le premier), mais il permettrait, selon Moore, de gagner du temps pour inverser le dérèglement climatique. Ou plus probablement, pour réaménager les côtes avant le raz-de-marée…

Antarctique Dérèglement climatique géo-ingénierie Glace

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