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    Faites comme ce Munichois, partez au bureau à la nage

    Parce qu’il voulait en finir avec le stress des embouteillages, un Allemand a trouvé un raccourci pour se rendre au bureau : la rivière. Il enfile tous les jours son maillot de bain et se rend au travail en crawl. Une manière originale et écolo d’éviter la déprime du retour de vacances.

    Dos crawlé, boulot, dodo. Chaque matin, après avoir vérifié sur internet le niveau de l’eau, la température et la vitesse du courant, Benjamin David enjambe la barrière qui mène à l’Isar, un affluent du Danube. Puis, équipé de sa pochette étanche renfermant ordinateur, téléphone, costume et chaussures, il saute à l’eau. Il nage ainsi sur deux kilomètres jusqu’à son lieu de travail. Des sandales en caoutchouc lui évitent le risque de se couper sur d’éventuels morceaux de verre ou des bicyclettes abandonnées au fond de l’eau.

    Au total, il met une demi-heure environ selon la force du courant pour compléter son trajet, soit autant que la majorité de ceux effectués en voiture ou train.

    Au départ, Benjamin David voulait en finir avec les bouchons. Mais, il s’est rapidement rendu compte des avantages multiples de son nouveau mode de transport : « Lorsque je nage, je suis plus rapide et je suis surtout plus relaxé », confie-t-il à la BBC. L’hiver, si l’eau n’est pas trop glacée, le Munichois brave le froid dans une combinaison en néoprène. Question sécurité, il est paré : une fois dans l’eau, son sac étanches spécialement mis au point par un designer suisse de Bâle  fait office de bouée.

    Voies d’eau. Car à Bâle, plonger dans le Rhin pour aller au bureau en se laissant porter par le courant est devenu une habitude. Au point que la mairie a délimité des couloirs de nage afin que bateaux et nageurs partagent le fleuve en toute sécurité. Un laboratoire cantonal surveille même régulièrement la qualité de l’eau. Les Bâlois sont aussi équipés de ces fameux sacs étanches qui servent de flotteur, leur couleur fluo permettant de bien se faire repérer.

    À Munich cependant, Benjamin David reste un cas isolé. Pourtant, il n’a pas le sentiment d’être un original, mais plutôt un pionnier : « Je ne serais pas surpris si, dans les années à venir, l’Isar devienne une façon comme une autre de se rendre chaque matin au travail. » Si l’idée vous tente, ce site vous donne (en anglais) les conseils à suivre pour… vous jeter à l’eau.

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