"Mon langue c’t un peu trashé" découvrez le français du New Hampshire !
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“Mon langue c’t un peu trashé” découvrez le français du New Hampshire !
Redac Détours |  18.02.2016
"Mon langue c’t un peu trashé" découvrez le français du New Hampshire !

Bonjour, comment ça flippe?

Depuis quelques jours, on parle beaucoup du New Hampshire, principalement pour évoquer les primaires à l’élection présidentielle américaine qui ont eu lieu dans ce petit État du Nord des États-Unis. Mais plus surprenant que les victoires de Bernie Sanders chez les Démocrates et Donald Trump chez les Républicains, on découvre qu’il existe des communautés francophones dans le New Hampshire, et qu’elles se sont réapproprié la langue de Molière bien à leur façon.

C’est un groupe assez méconnu et pourtant encore nombreux, qui vit dans ce qu’on appelle « La Nouvelle-Angleterre », entre le Maine, le Vermont, et donc le New Hampshire. Environ 120.000 locuteurs, ils pratiquent un français bien différent de celui que l’on parle au Québec voisin.

Descendants des près de 900.000 francophones qui ont quitté le Québec pour les usines du Nord-est des États-Unis entre 1840 et 1930, ces « franco-américains » étaient nombreux au point de représenter le plus grand groupe immigré du début du siècle dernier. Désormais minoritaires, ils restent assez présents dans certaines villes, comme Manchester ou Berlin (à ne pas confondre avec leurs homonymes en Angleterre et en Allemagne). Ils se sentent aussi très proches de la France, en témoigne leur état de choc après les attentats de Paris en novembre.

“Bonjour, comment ça flippe? J’m’appelle Christian, ej dix-sept ans”

Dégustant chaque année une tourtière pour Noël, les 3% de francophones de la population du New Hampshire restent très attachés à leur langue, qu’ils préservent notamment via un centre culturel. Difficile cependant de ne pas remarquer de nombreux emprunts à la langue anglaise, notamment dans le domaine de l’industrie où beaucoup de locuteurs et de leurs ancêtres ont travaillé. Un francophone du New Hampshire utilisera ainsi le verbe « spinner » pour parler de filer un tissu qu’il « weavera », qu’il tissera.

Mais cette langue musicale se perd, selon plusieurs experts. Allons vite rencontrer ces francophones à Berlin, ou « la langue mourrai », comme le craint Christian.

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