Des mini maisons pour les SDF
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Des mini maisons pour les SDF
Amélie Drouet |  21.02.2018
Des mini maisons pour les SDF

Réfugiés, handicapés, salariés… Les tiny houses semblent ouvertes à toutes les catégories sociales. Notamment celles en difficulté : à Portland et Seattle, ces SDF en ont fait un village transitoire pour les aider à rebondir.

Camper pour sa dignité. À l’hiver 2000, un groupe de sans-abri activistes proteste contre les lois anti-SDF de Portland, où il est illégal de camper dans la ville. Leur village de tentes est balloté de terrain en terrain pendant trois ans avant que la municipalité ne lui attribue une parcelle. Avec l’aide de bénévoles et de donations, des micro maisons en matériaux recyclés remplacent peu à peu les tentes et, en 2004, Portland reconnaît officiellement le campement comme un village de tiny houses : Dignity Village est né.

Outre un loyer mensuel de 35 dollars, les habitants contribuent à faire fonctionner cette communauté autogérée, qui reste un campement, mais qui donne tout de même accès à des salles de bains partagées, de quoi manger, une adresse postale et quelques offres d’emploi. De quoi se remettre sur pied dans un logement plus décent et sécurisé que les tentes, et plus privatif que les dortoirs.

« L’auto-organisation est valorisante pour les personnes impliquées, au lieu de se sentir écrasées sous le poids des circonstances », explique Sean Smith, un ancien cuisinier logé dans une cabine de l’Institut du logement pour bas revenus à Seattle.

Faire sa place. Depuis, d’autres villes du Nord-Ouest ont dédié des parcelles communales à l’installation de tiny homes pour personnes sans domicile fixe. C’est le cas de Seattle, qui compte plus de 10 000 sans-abri dont près de la moitié dorment à la dure chaque nuit.

L’Institut du logement pour bas revenus (LIHI) soutient cinq sites pouvant accueillir environ 300 personnes. L’ONG gère aussi des logements sociaux, mais considère que ces villages, qui peuvent occuper un même site pendant deux ans, facilitent la transition vers un logement permanent. Le tout à moindre coût : chaque tiny home vaut environ 2 300 dollars et peut être construite en quelques jours. En 2016, LIHI a ainsi permis à 157 personnes de retrouver un logement, et à 103 personnes du travail.

Crédit photo ouverture : theatlantic.com

tiny house

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire