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    Un militant pro-euthanasie a conçu « Sarco », une machine de suicide assisté

    Si l’innovation, c’est de nous offrir une vie meilleure, alors cela passe aussi par une fin de vie maîtrisée et sans douleur. C’est la conviction de l’Australien Philip Nitschke qui a inventé une cabine où l’on peut en finir sans l’aide de personne. Et son nom est lui aussi à mourir, de rire.

    Surnom : « Dr Death ». Ancien médecin de 70 ans, Philip Haig Nitschke a participé à la fondation de l’organisation pro-euthanasie Exit International et est l’auteur du manuel de suicide The Peaceful Pill (qu’on pourrait traduire par « La pilule douce »). Aujourd’hui, il estime que la mort ne devrait pas être réduite aux personnes en fin de vie ou aux malades chroniques en souffrance mais à quiconque le décide en son âme et conscience, sans autre critère défini que le libre arbitre. C’est pour servir ce but qu’il a imaginé la machine « Sarco », véritable outil de suicide-assisté.

    En cinq minutes maximum, l’occupant de la machine est mort.

    Machine à tuer. Elle ressemble comme deux gouttes d’eau aux futures voitures volantes mais c’est plutôt un sarcophage moderne. La Sarco ne se contrôle que de l’intérieur ; aucun risque d’assassinat donc. On y prend place après avoir rabattu le cockpit sur soi, on s’allonge confortablement et l’on observe le monde que l’on va quitter, à moins de préférer noircir la vue pour glisser plus facilement dans ce long sommeil.

    L’habitacle se remplit ensuite de gaz d’azote, létal. Dès la première minute on a la tête qui tourne mais il est encore temps d’interrompre le processus. Dans le cas contraire, on sombre rapidement dans l’inconscience.

    À monter soi-même. Nitschke a prévu de concevoir la Sarco en pièce détachée imprimable en 3D et compte diffuser les plans en open source pour que chacun puisse la construire là où l’on en a besoin. Seule exigence du bon Docteur Death : que le futur utilisateur remplisse une décharge témoignant qu’il est conscient de la portée de sa décision et que celle-ci sera irrémédiable. Dans une interview à Vice, il suggère que l’on fixe un âge minimum de 50 ans pour accéder à Sarco mais laisse les États et gouvernements réfléchir à cette idée. Après tout, l’euthanasie est tolérée ou légale dans cinq pays européens, ainsi que l’Australie, le Canada et cinq États Américains.

    La première Sarco sera construite dans les mois qui viennent en Suisse et, croyez-le ou non, pour certains, c’est peut-être la première bonne nouvelle de l’année.

    Philip Nitschke par F van der Molen

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