La Méditerranée bientôt propre grâce à cette poubelle mangeuse de déchets
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La Méditerranée bientôt propre grâce à cette poubelle mangeuse de déchets
Hilaire Picault |  26.07.2018
La Méditerranée bientôt propre grâce à cette poubelle mangeuse de déchets

Inventée par deux surfeurs australiens à la fibre écolo, la Seabin a traversé les océans et nettoie les déchets flottants de nos côtes méditerranéennes, 24h/24.

Un aspirateur à la plage. Au départ, le navigateur Andrew Turton en avait assez de naviguer au milieu des ordures, carburants et déchets en plastique. Alors en 2013, il contacte le designer Pete Ceglinski avec lequel il aime surfer, pour développer une sorte de poubelle-aspirateur maritime. Il met à l’eau ce qui donnera, trois ans plus tard, le Seabin project.

Valoriser les déchets collectés. À la surface, la Seabin recueille les déchets flottants qui tombent dans son sac, guidés par une pompe qui aspire l’eau pour créer un flux, à la manière d’un siphon. Mais c’est le sac en fibres naturelles qui fait le plus gros du boulot : sa conception lui permet de retenir des microplastiques de 2 millimètres. Les pollutions liquides, comme les hydrocarbures, sont quant à elles redirigées vers un réceptacle spécifique que les agents portuaires pourront prélever séparément. Ainsi, les déchets peuvent rejoindre des filières de valorisation et de recyclage.

Économe en électricité et intégrée aux filières de recyclage, la Seabin peut avaler une demi-tonne de déchets par an.

La Méditerranée bientôt propre. Les premiers prototypes sont apparus en 2016 grâce à une forte mobilisation de crowdfunders. Aujourd’hui, leur Seabin est commercialisée dans le monde entier. Vous la trouverez dans le port de la Pointe-Rouge, à Marseille, la rade de Toulon et entre les pontons de La Grande-Motte. Avec un débit de 25 000 litres par heure et une capacité de stockage de 20 kg, la Seabin peut avaler jusqu’à 1,5 kilo de déchets par jour, soit 0,5 tonne annuelle. Ceci sans ruiner les villes côtières, car la poubelle consomme moins d’un euro par jour en électricité.

Seuls défauts, elle doit être attachée à un point d’ancrage et régulièrement vidée, ce qui la rend plus adaptée aux zones portuaires qu’au nettoyage en haute mer. Qu’à cela ne tienne, Turton et Ceglinski ont déjà prévu une nouvelle version cette année pour assainir nos océans.

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