Les masques anti-pollution des cyclistes ne serviraient à rien
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Les masques anti-pollution des cyclistes ne serviraient à rien
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LA REDACTION |  19.07.2018
Les masques anti-pollution des cyclistes ne serviraient à rien

C’est un rapport de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire qui le dit. Du coup, plus la peine de vouloir ressembler à Michael Jackson…

Port du masque pas obligatoire. Au vingtième siècle, les parents précautionnaux recommandaient à leurs enfants de porter des casques de protection quand ils enfourchaient un deux-roues. Mais ça, c’était avant l’apparition de la pollution aux particules fines dans les grandes métropoles. Demandez leur avis aux cyclistes chinois et vous devriez recevoir une quinte de toux en retour. Ainsi, depuis quelques années, les amateurs de vélo ont coutume de protéger leurs bronches avec des masques de pollution qui, si l’on en croit le dernier rapport rendu par l’ANSES (l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire), ne serviraient à rien.

« Nous ne recommandons pas le port de ces protections. » Commandé par l’État qui souhaitait savoir si leur efficacité était scientifiquement prouvée, ledit rapport pose un grand point d’interrogation : s’ils ne sont évidemment pas nocifs, rien ne prouve que le port de ces masques filtrants filtre quoi que ce soit. C’est la conclusion du pavé de 150 pages envoyé par l’ANSES : « L’expertise a révélé l’insuffisance de données disponibles attestant d’un bénéfice pour la santé des masques, notamment en conditions réelles d’utilisation. […] Si l’efficacité d’un masque testé en laboratoire peut s’avérer élevée, elle ne reflète pas pour autant l’efficacité en conditions réelles d’utilisation. » En clair : il y a la théorie (les tests en laboratoire) et la pratique (pédaler dans les embouteillages).

Pif gadget. Qu’il s’agisse de foulards ou de masques à vous faire passer pour un chirurgien fan du Tour de France, il s’agirait (tout cela est à prendre au conditionnel) donc surtout d’un effet placebo ; aucun appareil n’ayant jusque-là prouvé qu’il pouvait à la fois stopper les particules fines ET les gaz polluants tels que l’azote ou le benzène. Qui plus est, note le rapport, les cyclistes soucieux de leurs pifs ne liraient presque jamais les notices d’utilisation.

Mais que les Parisiens se rassurent, depuis le début de l’année, « seulement » six jours ont été considérés comme critiques concernant la qualité de l’air. C’est Airparif qui le dit, mais bon, vous pourrez toujours dire qu’ils manquent de flair…

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