Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Mark Zuckerberg : de la Silicon Valley à la Maison Blanche ?

    La question aurait pu faire sourire il y a encore peu de temps. Mais depuis plusieurs mois, les signaux pointent tous dans le même sens. Le patron de Facebook investit sur le terrain politique. Au point que Trump le considère comme un rival majeur pour 2020.

    Il y a quelques semaines, 836 électeurs de Caroline du Nord se prêtaient à un sondage dont l’intitulé disait bien des choses : «  En cas de duel présidentiel entre Donald Trump et Marc Zuckerberg en 2020, pour qui voteriez-vous ? » Au-delà du résultat anecdotique – 40% d’intentions chacun, balle au centre –, cette enquête d’opinion ancrait pour de bon une idée dans l’air depuis de longs mois : oui, Marc Zuckerberg ambitionnerait de devenir le 46ème président des États-Unis.

    De la Silicon Valley à la Maison Blanche. Plus qu’une rumeur ou un fantasme, cette hypothèse repose sur tout un tas de signaux qui n’ont cessé de s’empiler depuis plus d’un an. Les spéculations ont d’abord commencé à bruisser dans la Silicon Valley en mai 2016, lorsque le fondateur de Facebook, par un tour de passe-passe, a créé une nouvelle catégorie d’actions lui permettant de garder le contrôle de son entreprise, quand bien même il viendrait à occuper une fonction « officielle » dans le futur.

    Mais c’est véritablement en décembre 2016 que la machine médiatique s’est emballée. En réponse direct à l’élection de Trump, Zuckerberg annonce s’embarquer dans un tour des États du pays, à la rencontre de cette Amérique profonde dont le vote a énormément dérouté la petite bulle de San Francisco.

    En 2020, Zuckerberg n’aura que… 35 ans.

    Les nouveaux amis de Mark. Zuckerberg, en patron chevronné, a mis ses troupes en ordre de bataille. Non content de partir sur les routes, il a étoffé son armée. À ses côtés, on trouve désormais Amy Dudley, ancienne conseillère en communication du sénateur démocrate Tim Kaine, David Plouffe, le directeur de l’incroyable campagne de Barack Obama en 2008, Joel Benenson, conseiller spécial du même Obama puis d’Hillary Clinton, ou encore Charles Ommanney, pape de la photographie politique. Tout de suite, ça s’en ressent. Exit les photos à l’arrache d’un Zuckie sortant de chez lui en jogging avec ses caniches. Le grand blond est désormais magnifié. En action. Rien ne dépasse. Tout est calculé, scripté et suivi à la lettre.

    Le plus jeune Président des USA ? Marc Zuckerberg parle maintenant de « contrat social » dans ses conférences avec des étudiants et s’affiche bras dessus bras dessous avec des pasteurs dans des églises afro-américaines. Entre deux visites de farmers, il va à la rencontre des truckers de l’Iowa. Surtout, en 2020, Marc Zuckerberg aura 35 ans, l’âge requis par la constitution pour devenir président au pays de l’Oncle Sam. Un ensemble de facteurs qui ont conduit Donald Trump et ses conseillers – qui ont déjà ouvert le chantier de la réélection – à inscrire la cinquième plus grande fortune du monde au rang des sérieux adversaires. Au demeurant, ils ont tout à fait raison de s’inquiéter. L’Amérique a prouvé qu’elle était capable d’élire un homme d’affaires une fois, il n’y aucune raison qu’elle ne recommence pas une seconde.

    Vous aimerez aussi

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.