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    Des maisons en bouteilles plastique recyclé pour abriter les réfugiés

    Pour loger décemment les réfugiés des camps du Sahara occidental, un jeune ingénieur a inventé une maison dont les fondations reposent sur des bouteilles usagées en plastique. Un système durable et résistant synonyme de dignité retrouvée.

    Le génie du Sahara. Tateh Lehbib a 27 ans. Il est né dans le camp de réfugiés de Tindouf au Sahara occidental, où il vit toujours. Les conditions de vie y sont terribles : le mercure dépasse régulièrement les 50°C, il faut composer avec des tempêtes de sable et parfois des intempéries.

    « Une bouteille est vingt fois plus résistante qu’une brique »

    Les réfugiés n’ayant pas forcément les moyens de se bâtir des abris adaptés, Tateh a eu cette idée surprenante pour aider les siens : utiliser des bouteilles en plastique usagées en guise de briques. « Mon objectif est d’alléger la souffrance des Sahraouis, de leur permettre de vivre avec plus de dignité, tout en construisant des maisons écologiques et durables », confiait-il récemment au magazine Middle East Eye.

    Message in the bottle. Diplômé de l’Université de Tlemcen en Algérie, le jeune homme a aussi suivi un cursus Erasmus à distance avec l’université espagnole de Las Palmas aux Canaries. C’est donc en tant qu’ingénieur que Tateh s’est lancé dans ce projet fou : construire vingt-cinq maisons dans son village en recyclant 6 000 bouteilles de plastique de la sorte. « Une bouteille est vingt fois plus résistante qu’une brique en adobe », éclaire l’ingénieur. Les bouteilles sont ainsi remplies de sable et de paille très fortement tassés pour créer des fondations résistantes à tout, et gardent une température à la fois fraîche quand le soleil tape très fort tout en maintenant un peu de chaleur pour les nuits très froides.

    Réalisé en partenariat avec le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU, Tateh Lebib va continuer à construire ces maisons qui lui ont déjà permis de gagner un prix de design. Et surtout, le matériel nécessaire (sable, paille, terre) est à portée de main dans le camp de réfugié. « Chaque jour, des millions de tonnes de plastique sont jetées. Il y a 65 millions de réfugiés dans le monde. Ça pourrait être une bonne ressource pour eux. Et comme on sait que le plastique met plus de trois cents ans à se détruire dans la nature, ces maisons pourront tenir debout aussi longtemps que ces bouteilles ne seront pas exposées au soleil. » Qu’on se le dise : celui que tout le monde appelait « L’homme bouteille fou » est respecté, et on comprend tous pourquoi !

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