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    Le maïs OGM serait moins toxique que le bio, des agronomes italiens l’affirment

    Pendant qu’on s’écharpe sur les questions de glyphosate, des chercheurs en agronomie italiens ont recoupé 20 ans d’étude sur les OGM et affirment que le maïs transgénique est moins toxique. C’est le Géant qui va être vert

    Ils ont un grain. Ce ne sont pourtant pas des bouseux, les chercheurs de l’université de Pise et de l’École supérieure Sainte-Anne qui ont décortiqué près de 6 000 études agronomiques. Des enquêtes menées par des spécialistes d’Amérique et d’Europe entre 1996 et 2016, dont les résultats s’intéressent autant à la production, l’effet sur l’environnement (notamment les insectes), l’émission de dioxyde de carbone, la qualité du plant et celle – enfin – des grains.

    Les conclusions des équipes transalpines coordonnées par la Pr. Laura Ercoli : le maïs OGM est plus rentable à produire et plus sain car il contient bien moins de toxines.

    Frappe ciblée. L’équipe italienne vise en particulier des parasites fongiques dont les mycotoxines, la fumonisine et les trichothécènes. Produites par des moisissures, ces toxines sont thermostables (donc résistantes au gel et aux vives chaleurs), très résistantes aux procédés de stérilisation habituels et potentiellement cancérogènes. Les maïs génétiquement modifiés en contiendraient des doses très largement inférieures, ce qui est bien normal si on y pense deux secondes : c’est pour cela qu’on les a créés.

    Ajoutez que sur les milliers de mycotoxines existantes (pardon du peu), une trentaine sont dangereuses pour l’homme et seulement certaines possèdent une toxicité aiguë. Et encore, à forte dose, expliquait l’Institut français pour la nutrition en 2006 dans les Cahiers de nutrition et de diététique.

    Épis, c’est tout. Du coup, à jeter l’étude penchée des chercheurs de Pise ? Pas complètement. Elle constate le gain réel de rendement pour les paysans de champs d’OGM au fil du temps (+5,6% en 1996, elle est passée à 24,5% en 2016) qui pourrait servir à traiter les famines. Également, rappelons que si la culture des OGM est hyper réglementée en Europe, on en importe beaucoup. Les Italiens se veulent donc rassurant à la fois pour nous et pour les usages de cette nourriture pour le bétail qui finit lui aussi dans notre assiette.

    Reste le rappel de Greenpeace qui voit dans la manipulation génétique un frein à l’innovation agricole parce qu’elle met les champs entre les mains des industriels au lieu de défendre la biodiversité. Prêts à sortir les fourches ?

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