La mairie de Paris autorise la culture du houblon... sur ses murs
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La mairie de Paris autorise la culture du houblon… sur ses murs
Hilaire Picault |  03.05.2018
La mairie de Paris autorise la culture du houblon... sur ses murs

Objectif : planter 100 hectares répartis dans différents sites publics parisiens pour devenir la capitale européenne du houblon.

1 kilomètre vert. On s’attend à ce que la Ville ordonne la circulation et le stationnement, surveille l’immobilier et gère sa propre sécurité… mais on a le droit d’être surpris quand on apprend qu’elle a commandé aux Parisiens de faire pousser du houblon.

L’appel à projet date de novembre 2017 ; émis par l’adjointe en charge de l’agriculture urbaine, Pénélope Komitès, il visait déjà assez loin avec la plantation d’un kilomètre linéaire de cette matière première brassicole. Ce sont finalement 10 sites qui ont été mis à disposition des volontaires le 15 février dernier, dans 17 des 20 arrondissements et en Seine-Saint-Denis : des gymnases, un centre administratif, des brasseries bien sûr et même le stade Déjerine. « Les lieux qui nous intéressaient étaient des murs, d’au moins 4 mètres de haut avec un linéaire assez important », explique Camille Lamelot, en charge de cette mission pour la ville.

La Ville lu…bière ? Mais en fait, pourquoi du houblon ? Réponse : pour végétaliser la ville. De la verdure pour respirer, et améliorer le quotidien. Ensuite parce que cette herbacée est facile à cultiver, adaptée à nos climats et demande peu d’entretien (les volontaires s’en chargeront et les équipes municipales les soutiendront si nécessaire).

Avec 1 kilomètre de houblon, ce sont 86 000 litres de bière qui pourront être brassés.

C’est aussi une façon d’offrir un circuit court aux brasseries parisiennes. En novembre dernier la capitale avait permis aux Brasseurs de France d’utiliser les chais de Bercy pour brasser du houblon et de l’orge cultivés dans le bois de Vincennes. Et puis la mission houblonesque nous apprend qu’on ne fait pas que de la bière mais aussi des tisanes et que ses jeunes pousses se mangent, à la manière des têtes d’asperge.

Silence ça mousse. L’agriculture urbaine ne cesse de se développer et c’est tant mieux : les agglomérations s’étendent à perte de vue et nos campagnes manquent de bras. Paris s’illustrait déjà avec des fermes autonomes pour faire pousser fraises et champignons. La récolte est prévue pour fin août alors on peut espérer boire une bière 100% parisienne à la rentrée. Pourvue que l’idée mousse aussi en province.

 

Agriculture Bière ferme urbaine

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