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    Comment Madrid est devenue LA ville de l’autopartage

    Dans la capitale espagnole, qui vient de bannir les véhicules polluants du centre-ville, un quart des habitants sont des adeptes de l’autopartage et 1500 véhicules électriques sont en libre-service.

    Rien de plus normal à Madrid que de monter dans une voiture qui n’est pas la sienne. L’autopartage, un système de voitures en libre-service, comme pour les vélos ou les trottinettes, gagne du terrain dans la capitale espagnole. Selon les chiffres, 25% des habitants se déplacent de cette manière. Depuis 2008, la ville œuvre pour limiter la pollution et diminuer le trafic dans le centre-ville : une vraie politique est menée pour aider les entreprises à déployer des flottes de voitures électriques.

    1 véhicule partagé = 8 passagers. Alors qu’à Paris, un véhicule en autopartage est utilisé au maximum cinq fois en une journée, en Espagne le chiffre grimpe à quinze trajetsOn estime qu’en multipliant ainsi les conducteurs, un véhicule partagé remplacerait huit voitures individuelles. Autant de monde en moins dans les bouchons et surtout, moins d’émissions dans l’air. 

    On paie 26 centimes maximum par minute, réglés en fin de mois, sans jamais avoir à passer à la pompe.

    La plupart des sociétés d’autopartage à Madrid offrent l’inscription et les utilisateurs paient à la minute (entre 20 et 26 centimes la minute). Une facture détaillée est envoyée à la fin du mois. Une solution pratique qui permet de payer uniquement quand on roule et qui évite les coûts « fixes » d’une voiture comme l’assurance, l’entretien ou, bien sûr, l’essence. Qu’est-ce qu’on attend pour s’inspirer de nos voisins méditerranéens ?

    La France à la traîne. En France, l’autopartage séduit de plus en plus de conducteurs et les bornes d’emprunts fleurissent un peu partout. Et pas uniquement dans les grandes villes, comme le prouvent ces 32 véhicules disponibles dans les Ardennes. À Paris, la Mairie aide les entreprises en proposant des places de stationnement gratuits pour les utilisateurs. Pourtant, en 2017, une enquête nationale de l’autopartage indiquait que « le public de l’autopartage reste un public de niche ». On comptait alors que 5% des Français avaient recours à l’autopartage. Ne reste plus qu’à convaincre les 95% restant.

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