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    Lyon va tester des voitures qui s’encastrent comme des caddies

    Ces voitures emboîtables ont bien des avantages. Elles offrent plus de places en ville, nécessitent moins de bornes de recharge à installer et, surtout, facilitent énormément l’autopartage.

    Plus de voitures à emprunter. Des voitures emboîtables pour améliorer l’autopartage, c’est le pari du projet européen Esprit. Elles ne paient pas de mine ces voiturettes qui jouent au petit train, pourtant, selon ses concepteurs, cette solution devrait améliorer la disponibilité en station. Comment ? En réapprovisionnant en une seule fois plusieurs véhicules du bout de la ville vers une même station.

    Développer et faciliter l’autopartage. Cette logique de redistribution est « cruciale pour l’autopartage », selon Valéry Cervantès, chercheur au CEA-Liten de Grenoble et coordinateur du projet Esprit : Easily diStributed Personal RapId Transit. « En conduisant un seul véhicule, un opérateur peut en remorquer sept et les amener là où on en a besoin », explique-t-il. Plus besoin de courir pour trouver une voiture libre, les stations sont bien plus régulièrement réapprovisionnées.

    Train-train quotidien. Prévues pour des trajets de 5 km au maximum, mais avec une autonomie de 50 km, les voiturettes Esprit sont rapidement rechargées et prêtes à repartir. D’autant qu’en étant branchées les unes aux autres, une borne d’alimentation suffit pour tout l’attelage.

    Pensées comme une alternative à la voiture individuelle pour le « dernier kilomètre », comme se rendre à la gare par exemple, elles se conduisent sans permis et leur vitesse est limitée à 65 km/h. Toujours prêtes à partir, leur emprunt est également bien facilité. Il n’y a qu’à s’approcher d’un véhicule pour s’y connecter automatiquement.

    Libérer les villes. À l’évidence, le gain de place en stationnement permettrait de désencombrer les villes. Autant d’arguments qui laissent présager de meilleures performances économiques que les flottes de véhicules partagés actuelles.

    Reste à se frotter au terrain, et c’est là que Lyon entre en jeu : une première démonstration du prototype a eu lieu cette année. La ville de Gérard Collomb se prépare à déployer un test grandeur nature en 2020. Si tout se passe bien, ce système de micro déplacement pourrait remplacer bien des bornes de vélos par exemple.

    Crédits photo : CEA, LP/S. Pueyo

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