L'Italie veut interdire les véhicules à essence, mais pas les Ferrari qui polluent
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L’Italie veut interdire les véhicules à essence, mais pas les Ferrari qui polluent
Robin Ecoeur |  15/09/2021 10:22
L'Italie veut interdire les véhicules à essence, mais pas les Ferrari qui polluent

Le ministre de la transition écologique italien Roberto Cingolani a confié à Bloomberg que son pays voulait négocier avec l’Europe pour que certains constructeurs historiques comme Ferrari ou Lamborghini puissent continuer de construire des voitures thermiques après 2035, date à laquelle la Commission européenne prévoit leur interdiction.

Cheval cabré contre la loi. Les Italiens sont prêts à faire des efforts pour réduire les émissions de CO2. Mais il y a quand même des limites. Parmi celles-ci, il y a un secteur auquel il ne faut pas toucher : celui des voitures de sport.

Lamborghini, Ferrari, Maserati, Pininfarina… ces constructeurs, qui font partie d’un secteur de « niche » selon le ministre de la transition écologique italien, ne devraient pas être soumis aux mêmes règles que tout le monde ; et donc elles devraient avoir le droit de continuer à fabriquer des voitures thermiques après 2035. Soit la date avancée par l’Europe dans un plan visant à interdire la vente de véhicules thermiques neufs.

Cette date n’étant pas encore figée dans le marbre, certains pays espèrent pouvoir négocier avec l’Europe pour protéger certaines entreprises et secteurs. Et c’est le cas de l’Italie.

Le luxe pollue moins ? Pour défendre son bout de gras, le ministre, ancien membre non-exécutif du conseil d’administration de Ferrari (!), avance deux arguments. Le premier est que ces constructeurs de voitures de sport vendent, comparativement, beaucoup moins de voitures que les autres (9 100 voitures vendues pour Ferrari en 2020 et 7 400 pour Lamborghini par exemple, dans un contexte de crise sanitaire). Le sous-entendu : ils auraient un impact carbone moins nocif. Le second ? « Ces voitures nécessitent des technologies très spécifiques et des batteries de haute performance pour opérer cette transition », avance Roberto Cingolani dans une interview pour Bloomberg. Des technologies qui ne sont toujours pas, en 2021, au point, et qui devraient nécessiter plusieurs années de développement avant d’être capables d’obtenir le même résultat que les thermiques. Quatorze ans ne serait donc pas suffisant pour innover, en somme. 

Le ministre, lui, se dit confiant. Il pense réussir à obtenir, avec d’autres pays européens, une dérogation concernant les voitures de sport. Côté transition écologique, Ferrari a annoncé un premier bolide électrique pour 2025. Et qui sait, à l’horizon de 2035, la firme aura peut-être un modèle « zéro émission » capable de tenir la route.

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