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    L’Islande devient le premier pays à rendre l’égalité salariale obligatoire

    Pour la première fois au monde, un pays interdit les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes. Au-delà d’une injustice réparée, quand on fait les comptes, c’est son PIB qui va être content.

    Chose promise, chose due. En matière d’égalité femmes-hommes, l’Islande est plutôt bonne élève : les Islandaises ont le droit de vote depuis 1850, et rien qu’en politique, 47,6% des parlementaires et 40% des élu(e)s locaux sont des femmes. Toutefois, l’île souffre encore d’une sévère carence en parité salariale : l’écart de rémunération moyen oscillait ces dernières années autour de 16%. Ne faisons pas les malins, en France ce chiffre avoisine les 18%.

    En mars 2017, lors de la Journée internationale des droits des femmes, les autorités islandaises avaient donc annoncé la promulgation d’une loi obligeant les entreprises à payer les femmes au même niveau que les hommes. Dont acte.

    « L’histoire a montré que si nous voulons le progrès, il faut l’imposer », expliquait au Monde, l’automne dernier, le ministre des Affaires sociales islandais Thorsteinn Viglundsson. Pour le moment, seules les entreprises privées de plus de 25 salariés sont concernées ; mais, d’ici 2020, l’ensemble des entreprises devront prouver qu’elles rémunèrent femmes et hommes à égalité. Dans le cas contraire, une sanction financière est prévue par la loi. Égaliser ou raquer, il faudra choisir.

    Merci mesdames pour les milliards. Rehausser les salaires des femmes permet naturellement de mettre fin à une injustice injustifiable. Cependant, n’en déplaisent aux phallocrates proches de leur calculette, mieux payer les femmes contribue également à doper la croissance. Le think tank Fondation Concorde a estimé qu’en France, une stricte égalité salariale insufflerait presque 62 milliards d’euros dans l’économie. De son côté, le Commissariat général à la stratégie et la prospective a calculé que les discriminations salariales entraîneraient un manque à gagner de 3 à 14% du PIB. Alors, on dit merci mesdames pour les milliards.

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