
Une étude consacrée aux Français et la mobilité électrique révèle que le vélo à assistance électrique a le vent en poupe. Une nouvelle réjouissante au moment où le gouvernement dévoile son Plan Vélo.
« Ce n’est pas que je n’aime pas le vélo, c’est juste que je n’aime pas pédaler. » Voilà le genre de phrases que les amateurs de vélo entendent en permanence de la part de leurs congénères réfractaires. Sauf qu’avec la conscience écologique collective qui grandit et l’avancée de la technique, la donne est en passe de changer. C’est en substance ce qu’il ressort d’une grande étude sur « Les Français et la mobilité électrique » menée par l’Institut IPSOS pour le compte de l’Avere-France et Mobivia.
Pour 66% des intéressés, le prix demeure aujourd’hui un frein
Prêts à acheter. Première constatation, 42% des sondés se disent intéressés par l’acquisition d’un vélo à assistance électrique. C’est tout bonnement énorme et parfaitement réaliste quand on sait que 25 % des trajets réalisés en voiture font moins de 3 kilomètres. Interrogés sur leurs motivations, les propriétaires d’automobiles confessent y voir une alternative vertueuse et économique. Quant aux habitués du vélo classique, 55% avancent que oui, ils seraient prêts à changer de camp et passer au VAE.
Debout sur les freins. Malheureusement, comme souvent, c’est au niveau du portefeuille que ça coince. Pour 66% des intéressés, le prix demeure aujourd’hui un frein les empêchant de passer à l’acte. On peut déplorer que nombre d’entre eux ignorent qu’il existe aujourd’hui des aides dans de nombreuses villes de France où l’achat d’un vélo va de pair avec une prime de 400 euros, comme à Paris ou Blois par exemple.
La France a peur. Les statistiques de la mortalité routière en 2017 démontraient que les cyclistes étaient malheureusement trop souvent mal lotis. Or, bonne nouvelle à cet endroit, le gouvernement vient justement d’annoncer un Plan Vélo le 14 septembre dernier. Doté de 350 millions d’euros, le fond associé entend servir à développer des infrastructures cyclables de qualité et inciter les entreprises à promouvoir les déplacements domicile – travail à coups de pouces fiscaux. Autant de raisons d’enfourcher son vélo… mais sans trop se fatiguer à pédaler.