Pour limiter les inondations, Shanghai devient une "ville-éponge" végétale
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Pour limiter les inondations, Shanghai devient une “ville-éponge” végétale
Hilaire Picault |  05.01.2018
Pour limiter les inondations, Shanghai devient une "ville-éponge" végétale

Conséquence du dérèglement climatique : la multiplication des crues et glissements de terrain. Pour endiguer le carnage, la Chine construit des "villes-éponges" combinant verdure et urbanisme.

Vert contre bleu. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2010, 700 décès et 300 disparitions ont été attribués à des inondations en Chine, résultant selon The Guardian des pluies torrentielles qui se déversent sur le pays. C’est pourquoi ce dernier a lancé depuis 2015 le projet Sponge-cities qui consiste à aménager les mégapoles, non pour devenir étanches, mais pour qu’elles puissent absorber et détourner ces eaux.

Comme l’expliquait Wen Mei Dubbelaar, ingénieur responsable du traitement des eaux chez Arcadis : « Dans la nature, la majeure partie des précipitations s’infiltre dans le sol ou rejoint les eaux, mais cet écoulement est détourné par les revêtements imperméablesDésormais, seulement 20-30% des eaux de pluie sont absorbées par les sols des zones urbaines, ce qui entrave la circulation naturelle et a pour conséquence des engorgements et des inondations. »

Meilleur exemple à ce jour, le gouvernement local de Shanghai a reconstruit la ville de Lingang en créant de nouveaux parcs et zones drainantes, et en investissant dans des toits végétalisés, des routes et des trottoirs absorbants qui récupèrent les eaux de pluie et les conduisent dans des zones de stockage.

En bout de ligne, cet urbanisme vert se fait conjointement au développement du recyclage des eaux pluviales collectées qui sont réassignées aux arrosages urbains voire filtrées et réinjectées dans le circuit d’eau potable ménager.

Le gouvernement fédéral ne plaisante pas et affirme que 80% des zones urbaines chinoises recycleront jusqu’à 70% des eaux pluviales d’ici 2020.

La plus grande éponge du monde. Jouer la carte de l’absorption plutôt que la déviation, c’est déjà la philosophie choisie par les urbanistes des Pays-Bas et cela pourrait bien porter ses fruits très vite. C’est pourquoi le projet chinois prévoit d’aménager 30 villes avec 12 milliards de dollars débloqués pour l’occasion. La majorité (80%) des coûts d’aménagement étant à la charge des gouvernements locaux et des investisseurs, Shanghai a de son côté sorti 119 millions de dollars. Elle est devenue la plus grande ville-éponge du monde à ce jour.

Chine Dérèglement climatique Espaces verts Shanghai Urbanisme

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