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    L’illustrateur virtuose, Kim Jung Gi

    C’est le roi des « drawing shows », ces spectacles où les illustrateurs dessinent devant une audience.

    Bien connu parmi les graphistes et les illustrateurs, apprécié par Takashi Marukami, le dessinateur Kim Jung Gi commence à se faire remarquer par le grand public. Ce virtuose du premier jet, qui dessine sans crayonner, fait une apparition éphémère à Paris, invité par la galerie Daniel Maghen. C’est le rendez-vous à ne pas rater du week–end : l’exposition-vente se tient du 5 au 7 février 2016 au Bastille Design Center.

    C’est le roi des « drawing shows », ces spectacles où les illustrateurs dessinent devant une audience. En live (ses vidéos sont disponibles sur son site), le sud-coréen épate le public par sa maîtrise des perspectives et par la précision des détails croqués. Car Kim Jung Gi dessine sans modèle, sans crayonner, directement à l’encre de chine, même sur des toiles de 5 mètres de long. C’est alors une centaine d’œuvres exclusives, la plupart proviennent de son studio, que le Bastille Design Center expose jusqu’à dimanche.

    Un grand observateur (des mécaniques)
    Son amour pour le détail va de paire avec son sens de l’observation. « Petit, – nous confie-t-il en souriant – j’ai démonté la montre de mon père pour regarder son fonctionnement ». La mécanique et les véhicules restent des grandes passions, des thèmes récurrents dans ses œuvres. Celui qui dit avoir voulu être dessinateur à l’âge de six ans, mais qui raconte l’être devenu uniquement à 27 (il en a maintenant 40), nous avoue tout naturellement « n’avoir jamais appris la perspective ». Il nous explique que ses dessins sont construits petit à petit, qu’il se base sur son « intuition » pour positionner les différents éléments sur la feuille en « prenant les mesures dans sa tête ».

    Le résultat est bluffant tant dans ses vastes fresques que dans ses illustrations sur papier [photo 03, ©Kim Jung Gi]. Sans surprise, il nous apprend que sa « tête est tournée vers le dessin », il observe beaucoup. Les gens, les immeubles, les détails. Il les garde en esprit et deviennent « ses références ». « 24h sur 24h mes pensées sont liées au dessin » conclut-il. D’ailleurs, d’abord passionné de mangas (Akira et City hunter, parmi d’autres), il connaîtra la bande dessinée « européenne » à la université : « étonné », il y découvre « des petites cases remplies de tellement de choses ».

    Aujourd’hui, ce talentueux dessinateur admet une influence européenne dans son travail (il a publié la bande dessinée Spy games chez Glénat) qui vient s’ajouter à un savoir faire coréen. Un style qui plaît. À l’expo-vente, ses plus grandes fresques ont déjà été vendues. Pas de regrets, il aurait fallu signer un gros chèque (30 000€ pour celle de 5 mètres). Tentés par une petite illustration plutôt ? À partir de 250€ elles sont à vous ; et les plus polissons se dirigeront directement vers les pièces du premier étage.

    Informations utiles :
    Kim Jung Gi au Bastille Design Center. Exposition-vente du 5 au 7 février 2016. Horaires : Vendredi 5, de 14h à 20h / Samedi 6, de 10h à 20h / dimanche 7, de 11h à 17h. Entrée libre et gratuite au 74, boulevard Richard Lenoir.

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