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    Des Lilloises ont inventé une borne intelligente pour recycler les mégots

    Plaie écologique, les mégots coûtent aussi des milliers d’euros chaque jour en ramassage aux grandes municipalités. Pour accélérer la réaction, trois jeunes filles ont inventé Greenminded, une borne qui collecte les mégots en vue de les recycler.

    Le premier déchet au monde. Il y a environ deux ans, trois copines – Solène Cormont, 22 ans, Marine Lauriot, 24 ans et Alice Comble, 25 ans – ont pris conscience que les mégots sont une calamité pour la planète. 72 milliards de ces déchets non-biodégradables sont disséminés dans la nature et un seul de ces vieux filtres peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau. Or, cette pollution commence dans nos villes ! « C’est simple, le mégot est le premier déchet mondial, nous annonce Alice Comble. Aujourd’hui, on sait le recycler, alors pourquoi n’existe-il pas de points de collectes dans les villes et les zones fumeurs des entreprises ? » Bonne question !

    Alors, les jeunes femmes se mettent en quête d’une réponse. Elles ne tardent pas à la trouver : celui qui s’occupe du recyclage est celui qui paie. Autrement dit, le plus économique est encore de laisser le problème proliférer… Sauf que nos trois amies ne s’en laissent pas conter. Elles réfléchissent à plusieurs solutions et s’arrêtent sur l’idée d’une borne de recyclage. Greenminded est né.

    Born to be alive. Le principe : plutôt que de jeter vos mégots par terre, vous les mettez dans une « Borne to recycle ». En plus d’être écologique, celle-ci se veut interactive et connectée. Son application mobile vous donne des informations sur la pollution évitée et vous permet de bénéficier de petites récompenses au fur et à mesure de vos « green comportements ». Et ils deviennent quoi ces mégots ? « Une fois récoltés, explique Alice, les mégots sont envoyés à des usines de recyclage. La partie organique – c’est-à-dire le reste de papier et le tabac – est transformée en compost urbain. Les filtres – concrètement du plastique – sont dépollués, refondus en blocs et utilisés pour faire du mobilier de jardin, des palettes ou des plaques de construction de construction par exemple. »

    Cig-arrête. Maintenant que leur prototype est prêt, l’enjeu pour ces trois jeunes filles pleines d’avenir est de passer à la phase d’industrialisation. « Pour développer, nous avons besoin d’argent et de notes d’intérêts de la part de municipalités et d’entreprises prêtes à nous suivre, précise Alice. Nous sommes toujours bien reçues par les pouvoirs publics, l’idée leur plaît vraiment, mais les délais sont très longs… » Du coup, pour accélérer le processus, Solène, Marine et Alice visent plutôt des entreprises dans un premier temps, là où la prise de décision est plus rapide. Et ensuite, une fois que le « green mind » aura commencé à essaimer, les villes n’auront qu’à emboîter le pas. Quand on sait que rien que dans une ville comme Paris, le ramassage des mégots coûte 5 000 euros par jour, il n’y a aucune bonne raison que ça ne se fasse pas. Mégots, préparez-vous : la guerre est déclarée !

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