Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Julien Pilette

    À la tête de Gecco, une entreprise qui récupère l’huile de friture pour en faire du biocarburant, Julien Pilette œuvre pour une planète plus verte. Ce Lillois veut vous faire rouler à l’huile de frites.

    Filon huileux. Tout commence en 2004. Julien Pilette, étudiant dans le nord de la France, lit un article sur des automobilistes qui roulent à l’huile de colza. Intrigué, il teste par lui-même le procédé… Ça marche ! Il continue ses tests et, une fois diplômé, il lance son business en 2007 : Gecco. L’idée : collecter les huiles de friture usagées de restaurants pour en faire du biocarburant.

    Ça tombe plutôt bien, les habitants du Nord-Pas-de-Calais sont les premiers consommateurs français de frites. En établissant un circuit court, Julien peut ainsi débarrasser les restaurateurs et recycler ce déchet dangereux pour l’environnement en carburant.

    Recyclé, l’huile donne un biocarburant qui émet 20 fois moins de gaz à effets de serre que le gasoil. La recette des frites, elle, reste inchangée.

    Ceux qui en parlent le moins en mangent le plus Trois ans plus tard, en 2010, il sillonne les routes de Lille et fait la tournée des restaurants. Les liquides usagés sont alors filtrés par Gecco, avant d’être vendus à un transformateur belge, faute de structure adéquate en France. Mais Julien voudrait créer un procédé totalement biologique. Pour mener à bien ce projet, il s’associe à Michel Millares, chercheur à l’université de Lille 1.

    Gecco lève alors des fonds et lance un programme de recherche. La machine est en route et six ans plus tard, le mécanisme fonctionne. Le procédé reste cependant secret. Il détaille juste que son unité de transformation utilise de l’éthanol d’origine végétale à la place du méthanol, ce qui améliore nettement le bilan écologique de l’opération.

    Un litre d’huile collecté représente 3 kg de CO2 d’épargné. Gecco en recycle 1500 tonnes par an.

    Donnez la frite. Dix ans après ses débuts, la collecte s’effectue dans 2000 restaurants et auprès d’industriels (dont les frites McCain), permettant de réutiliser 1500 tonnes d’huiles usagées par an. Son biocarburant fait rouler un car scolaire et deux véhicules de nettoyage de Lille. L’entreprise, qui est passée de deux à onze salariés, réalise un chiffre d’affaires de 800 000 euros. Bref, une nouvelle machine sera prête en 2018, financée en partie par l’Europe, qui apporte 60% des 2,3 millions nécessaires. On vous le dit, vous ne verrez plus jamais vos frites de la même manière.

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.