L'histoire XXL du « Roc », l'avion plus grand qu'un terrain de football
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
L’histoire XXL du « Roc », l’avion plus grand qu’un terrain de football
Robin Ecoeur |  07/05/2021 16:07
L'histoire XXL du « Roc », l'avion plus grand qu'un terrain de football

Construit en 2011 par la firme Stratolaunch Systems, ce colosse des airs est le plus large au monde, avec une envergure de 117 mètres. Mais à quoi sert-il vraiment ?

Un avion qui ne manque pas d’air. En 2011, quand le milliardaire Paul Allen, cofondateur avec Bill Gates de Microsoft, décide d’investir dans l’aérospatiale, l’homme n’y va pas à reculons. Il a tout simplement l’ambition de construire le plus grand avion au monde. Mais il ne s’agit pas du même engin à bord duquel vous montez pour aller passer un weekend à Lisbonne.

Stratolaunch Systems veut utiliser son avion, baptisé « Roc », pour envoyer des satellites en orbite. En résumé, au lieu de faire partir les fusées depuis le sol, très coûteuses en carburant, l’idée est de les poser sur l’avion, de monter à environ 10 kilomètres au-dessus de la Terre et de faire le lancement depuis le ciel. Quand on tire un satellite en orbite depuis un avion en vol, on appelle ça un « lanceur aéroporté ». Et le « Roc », un double-avion (deux fuselages identiques) propulsé par six turbo-réacteurs, muni de 28 roues et capable de supporter une charge de 590 tonnes, devait être l’engin parfait pour réaliser ce genre de challenge et simplifier le processus.

De l’orage dans l’air. Sauf que toutes les entreprises spécialisées dans la fabrication de fusées refusent de collaborer avec Stratolaunch Systems. SpaceX (fondée par Elon Musk) abandonne en 2012, tout comme Orbital ATK en 2016. Après calculs, l’idée n’est pas si rentable, et surtout trop compliquée pour y consacrer plus d’argent. « Malheureusement, l’avantage en performance par rapport à un lanceur qui décolle depuis un pas de tir à la verticale ne dépasse pas les 10% », écrit Le Figaro. En 2018, Paul Allen décède. L’entreprise est reprise par un autre milliardaire, Steve Feinberg, et dès 2019, un premier vol d’essai a lieu. Si durant le vol, l’engin ne transporte pas de charges lourdes sous voilure (son but ultime), le vol de plus de deux heures se déroule sans encombre. 

Baptême de l’air. Les espérances sont finalement revues à la baisse. La firme annonce que son avion pourra transporter trois lanceurs Pegasus de 440 kilos chacun. Une douche froide pour l’engin le plus grand au monde, censé à l’origine porter des fusées pesant plus de six tonnes. Bref, Stratolaunch ne s’avoue pas vaincu pour autant. Elle vient de réaliser un deuxième vol d’essai (3 heures et 14 minutes) et a trouvé une manière d’éviter d’envoyer le « Roc » à la casse. L’avion pourra maintenant servir à propulser des véhicules spatiaux hypersoniques fabriqués par l’entreprise elle-même. Moralité : on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Avion fusée hypersonique mobilité aerienne

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire
De quelle solution mobilité avez-vous besoin aujourd'hui?
Retour
De quelle solution mobilite avez vous besoin aujourd'hui?
Faites votre choix !