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    Les Magasins Généraux, le nouveau temple du cool

    Pantin, the place to be

    Les Magasins Généraux étaient connus comme le temple du graffiti sur les bords du canal de l’Ourcq. Mais depuis 2013, de nouveaux résidents ont décidé de s’y installer. Et ils emmènent le cool avec eux.

    Pantin. Aux portes de Paris. Autrefois décati, les Magasins généraux fermés depuis des années… renaissent. Le bâtiment, et ses deux imposants blocs de béton, scrutent toujours les eaux du canal de l’Ourcq. Mais ce qui était devenu un temple du graffiti a laissé place à d’immenses façades couleur ciment, traversées par plusieurs centaines de baies vitrées. Depuis les années 30, les Males Magasins généraux font partie du patrimoine de la ville de Seine-Saint-Denis. La mairie a voulu réhabiliter ce lieu, abandonné depuis plus d’une décennie.Seine-Saint-Denis. La mairie a voulu réhabiliter ce lieu, abandonné depuis plus d’une décennie.

    BETC, géant des agences de publicité a conquis les propriétaires du lieu, KlepiKlepierre puis AG2R la mondiale, et s’est chargé de restaurer le lieu pour l’occuper. “Nous avons AG2R la mondiale, et s’est chargé de restaurer le lieu pour l’occuper. “Nous avons travaillé avec l’architecte Frédéric Yung. Le mot d’ordre était de préserver l’âme du lieu”, r“Nous avons travaillé avec l’architecte Frédéric Yung. Le mot d’ordre était de préserver l’âme du lieu”, renseigne Eugénie Lefebvre, directrice du projet de réhabilitation. Aujourd’hui, dans l’énorme hall vitré où des fils électriques tombent encore du plafond, c’est la jeune femme en robe noire qui fait la visite : “Ici, nous sommes dans ce que l’on a appelé Le Passage. Un fois terminé, il y aura de quoi s’asseoir et se reposer. Le lieu sera ouvert à tous, comme le reste du rez-de-chaussée.”. “Ici, nous sommes dans ce que l’on a appelé Le Passage. Un fois terminé, il y aura de quoi s’asseoir et se reposer. Le lieu sera ouvert à tous, comme le reste du rez-de-chaussée.”.

    L’histoire

    Les portiques d’entrée bipent. Les ascenseurs panoramiques sont flambant neufs. Bien que les travaux ne soient pas totalement terminés, une grosse partie des équipes de BETC ont emménagé. Les salariés défilent, portable ou tasse de café à la main. Difficile de croire que le lieu était totalement désert il y a encore quelques semaines.

    Retour à la seconde moitié du 19e siècle. Les Magasins généraux font partie de ces dizaines d’usines qui envahissent la banlieue Nord-Est de Paris, durant l’essor industriel. Ses 20 000 mètres carrés deviennent un centre de stockage, où sont réceptionnés moult produits comme de la farine, du fioul, des graines, ou encore des voitures ou des antiquités. La liste est longue et non exhaustive. “On a gardé la numérotation et les repères de l’usine”, explique la directrice en pointant du doigt les chiffres et les lettres de peinture blanche en haut de chaque poteau de ciment.*

    En 2004, le hangar ferme ses portes. Débarquent les graffeurs parisiens, qui transforment le bâtiment en ce qui a été appelé “la cathédrale du graffiti”. Le mélange entre l’architecture et le graffiti fait la notoriété du bâtiment. Des artistes du monde entier sont venus y taguer leur patte. Certaines oeuvres ont d’ailleurs été préservées pour une exposition à venir. Mais pas facile de faire son choix parmi les milliers de graffs déposés ici et là. Ambiance squat. Depuis une semaine, c’est une autre atmosphère avec l’installation de BETC et ses centaines de salmilliers de graffs déposés ici et là. Ambiance squat. Depuis une semaine, c’est une autre atmosphère avec l’installation de BETC et ses centaines de salariés.

    A la pointe

    “Tu as un mini E.T. [l’extraterrestre] dans ta main…”, lance en rigolant Eugénie Lefebvre à une jeune femme en jupe longue rosée et birkenstock, croisée dans un couloir. L’ambiance est détendue. Un brun en chemise bleue et short passe, ordinateur sous le coude. “Il n’y a pas de bureau attitré ici. Tout le monde a “Il n’y a pas de bureau attitré ici. Tout le monde a un casier et s’installe où il veut.” Un management venu tout droit des Pays Bas, nommé “activity based working” et déjà fort utilisé dans les boites de com ou de pub d’Europe. Des gradins ont été installés, des boites où s’isoler pour un coup de téléphone ou une réunion… les espaces sont aussi variés que surprenants. Ambiance silicon valley : “On va avoir un dortoir dans les mois qui viennent, pour pouvoir faire des siestes”. “activity based working” et déjà fort utilisé dans les boites de com ou de pub d’Europe. Des gradins ont été installés, des boites où s’isoler pour un coup de téléphone ou une réunion… les espaces sont aussi variés que surprenants. Ambiance silicon valley : “On va avoir un dortoir dans les mois qui viennent, pour pouvoir faire des siestes”.“On va avoir un dortoir dans les mois qui viennent, pour pouvoir faire des siestes”.

    Le directrice poursuit la visite. Le dernier étage, le 5e, est canon : on peut y boire un café dans un jardin à ciel ouvert. La vue sur Patin et son canal y est imprenable. Si les étages sont réservés aux employés de BETC et aux entreprises partenaires qui pourraient les rejoindre, le rez-de-chaussée sera public, et ce, dès septembre. Plusieurs projets sont prévus. Le premier, dit Les Docks de la Bellevilloise, est un restaurant et salle de spectacle, qui sera géré par les équipes de la Bellevilloise, institution culturelle parisienne. Un second est un supermarché bio, Le Pantin, mené par Augustin Legrand, acteur et cofondateur de l’association Les Enfants de Don Quichotte. Un café est également prévu, ainsi qu’une énorme salle de 800 mètres carrés qui pourrait servir pour des expositions. “C’est encore en work in progress”, tempère Eugénie Lefebvre. Les discutions avec les acteurs culturels et associatifs de la ville sont encore en cours pour organiser une programmation. « On ne voulait pas débarquer ici et n’avoir aucune attache avec le territoire. Dans un esprit de création, on voudAugustin Legrand, acteur et cofondateur de l’association Les Enfants de Don Quichotte. Un café est également prévu, ainsi qu’une énorme salle de 800 mètres carrés qui pourrait servir pour des expositions. “C’est encore en work in progress”, tempère Eugénie Lefebvre. Les discutions avec les acteurs culturels et associatifs de la ville sont encore en cours pour organiser une programmation. « On ne voulait pas débarquer ici et n’avoir aucune attache avec le territoire. Dans un esprit de création, on voudrait créer une émulation, faire se rencontrer les gens. » Les Magasins généraux vont prendre le temps d’une greffe entre deux mondes qui ont envie de se connaître.
    Les Enfants de Don Quichotte. Un café est également prévu, ainsi qu’une énorme salle de 800 mètres carrés qui pourrait servir pour des expositions. “C’est encore en work in progress”, tempère Eugénie Lefebvre. Les discutions avec les acteurs culturels et associatifs de la ville sont encore en cours pour organiser une programmation. « On ne voulait pas débarquer ici et n’avoir aucune attache avec le territoire. Dans un esprit de création, on voudrait créer une émulation, faire se rencontrer les gens. » Les Magasins généraux vont prendre le temps d’une greffe entre deux mondes qui ont envie de se connaître.
    “C’est encore en work in progress”, tempère Eugénie Lefebvre. Les discutions avec les acteurs culturels et associatifs de la ville sont encore en cours pour organiser une programmation. « On ne voulait pas débarquer ici et n’avoir aucune attache avec le territoire. Dans un esprit de création, on voudrait créer une émulation, faire se rencontrer les gens. » Les Magasins généraux vont prendre le temps d’une greffe entre deux mondes qui ont envie de se connaître.
    « On ne voulait pas débarquer ici et n’avoir aucune attache avec le territoire. Dans un esprit de création, on voudrait créer une émulation, faire se rencontrer les gens. » Les Magasins généraux vont prendre le temps d’une greffe entre deux mondes qui ont envie de se connaître.

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