Les femmes enceintes bientôt autorisées à se garer sur les places handicapées ?
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Les femmes enceintes bientôt autorisées à se garer sur les places handicapées ?
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LA REDACTION |  16/03/2021 17:42
Les femmes enceintes bientôt autorisées à se garer sur les places handicapées ?

La loi n'est pas encore votée, mais c'est pour l'heure la proposition révolutionnaire de 26 députés un peu plus inclusifs que les autres.

Attendre un enfant ou conduire, il faut choisir. Pour les hommes, c’est une situation difficilement compréhensible, mais chaque femme ou presque passe par là : la difficulté de se déplacer pendant plusieurs mois, quand elles sont enceintes. Aussi surprenant que soit ce constat en 2021, rares sont les solutions à leur disposition pour vivre une pleine mobilité avec un volant entre les mains. Conséquence de quoi : aucune place de parking spécifique ne leur est attribuée, quand bien même elles restent “valides” jusqu’au terme de leurs grossesses, et donc amenées à devoir se déplacer quotidiennement. Une situation avec laquelle la députée Frédérique Meunier (LR, Corrèze) souhaite en finir. Ainsi que 25 autres députés signataires d’une proposition de loi leur proposant d’avoir accès aux places handicapées, souvent “laissées vacantes” dixit les élu.e.s.

Une proposition qui fait déjà polémique. Si le projet n’est pas encore voté, et hélas sans surprise, il suscite déjà blagues graveleuses et commentaires sur les réseaux sociaux – de la part d’hommes, comme on s’en doute. “Non, être enceinte n’est pas un handicap ni une maladie” peut-on lire, ou encore des propos tels “un handicapé reste en fauteuil toute sa vie alors qu’une grossesse ne dure que 9 mois“. Des propos manquant sévèrement d’empathie quand le “que 9 mois” peut s’avérer être une pénitence dès lors qu’un centre commercial bondé oblige les femmes enceintes à se garer parfois très loin, ou que les centres-villes, le samedi après-midi, restent impraticables dès que le ventre est un peu rond.

Les conditions à remplir. Au-delà du manque d’empathie de certains, les députés espèrent bien que cette proposition pourra, elle, aller à son terme. « Ma fille est enceinte de 8 mois. Je suis allée faire avec elle des courses en grande surface. » explique la députée Frédérique Meunier. « Avec son ventre, sur les places ordinaires de stationnement, elle ne pouvait pas sortir de la voiture. Donc, pour trouver un espace assez large, très souvent, elle est obligée de se garer loin et donc de marcher, ce qui la fatigue un peu plus ». Même si elle est votée, et que les détracteurs se rassurent, tout ne sera pas permis : il faudra être enceinte d’au moins trois mois, se rendre au préalable en préfecture pour se voir délivrer un macaron temporaire, et ainsi bénéficier d’une autorisation valable pour – logique – trois mois. Mais ce laissez-passer ne serait pas gratuit pour les futures mamans ; une manière d’éviter une énième polémique inutile.

Rappelons que la loi, depuis le 1er août 2006, précise qu’au moins 2% du nombre de places total sur un parking doivent être réservées aux personnes en situation de handicap. Un chiffre théorique hélas pas confirmé par la réalité et qui, au delà des femmes enceintes, pose également problème pour les personnes à mobilité réduite. D’autres combats, comme l’accessibilité à tou.te.s dans les transports en commun parisiens, restent encore à mener.

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