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Les “Convois de la liberté” sont-ils les nouveaux Gilets jaunes ?
Robin Ecoeur |  14/02/2022 18:04
Les "Convois de la liberté" sont-ils les nouveaux Gilets jaunes ?

Ce mouvement, initié au Canada par des camionneurs pour protester contre les nouvelles mesures sanitaires et la vaccination obligatoire, touche désormais la France et l’Europe. Mais aujourd’hui, les revendications de ce « convoi de la liberté » deviennent plus larges.

Freedom Convoy. Tout a débuté au Canada, plus tôt en janvier 2022. Des camionneurs de tout le pays décident alors de se rejoindre à Ottawa pour dénoncer la vaccination obligatoire des chauffeurs routiers. Cette nouvelle mesure, qui pénalise plusieurs travailleurs frontaliers, est vivement critiquée. Pour se faire entendre, les conducteurs opposés à ces nouvelles règles bloquent alors les routes. Depuis plus de trois semaines, la ville est paralysée par ces manifestants, même si l’un des axes majeurs entre les États-Unis et le Canada (le pont Ambassador) a rouvert ce dimanche 13 février.

Mais si au début, le « Freedom Convoy » (« convoi de la liberté » en Français) était mené par des camionneurs protestants contre l’obligation d’être vacciné pour passer la frontière, les revendications de ce mouvement vont rapidement s’élargir pour intégrer le refus des mesures sanitaires dans leur globalité et une vive contestation du pouvoir en place. En résumé, ce mouvement n’est plus un regroupement de camionneurs, mais une manifestation qui touche de près ou de loin tous ceux qui partagent les mêmes opinions.

Contre le pass, contre la hausse du prix de l’essence. Ce « convoi de la liberté » a fini par donner des idées à certains Français. Le weekend du 13 février 2022, des manifestants avaient prévus de se retrouver à Paris pour imiter le mouvement initié par les camionneurs canadiens. Sur les réseaux sociaux, 250 000 internautes étaient alors inscrits. Certains par soutien, d’autres pour venir manifester dans la capitale. « Ces groupes mêlent des profils hétérogènes. On y trouve de nombreux ‘Gilets jaunes’, des routiers, des restaurateurs, des ‘Insoumis, des militants du Rassemblement national, ainsi que des Anonymous – mouvement international de gauche radicale né lors de la crise des subprimes », explique Le Monde.

Comme au Canada, ceux qui adhèrent au « convoi de la liberté » en France ont des revendications qui vont au-delà des mesures sanitaires contre la Covid-19. « La mobilisation a agrégé d’autres revendications telles que le prix de l’essence à la pompe, l’abrogation de la loi Sécurité globale, la suppression de l’état d’urgence et la réintégration des personnels soignants suspendus à la suite de leur refus de la vaccination », écrit alors Mediapart.

Partout dans le monde. Pour Le Monde toujours, « le mouvement français rassemble des opposants au passe vaccinal […] mais aussi des manifestants aux revendications sociales. Ces dernières portant sur le pouvoir d’achat et le coût de l’énergie sont similaires à celles du grand mouvement de contestation populaire des Gilets jaunes qui avait secoué la France pendant plusieurs mois à partir de l’automne 2018. »

D’ailleurs, Rémi Monde, l’une des figures de ce nouveau mouvement, avait appelé tous les Gilets jaunes à rejoindre les convois en partance pour Paris. À noter que d’autres villes dans le monde ont été secouées par des actions du même type, notamment à Leeuwarden aux Pays-Bas ou encore à Canberra en Australie.

Un mouvement politique ? Après le passage à Paris, où un dispositif attendait les participants à ce « convoi de la liberté » (97 interpellations et 513 verbalisations, selon un bilan global communiqué par la préfecture de Police, détaille Libération), les manifestants ont pris la direction de Bruxelles où un rendez-vous « européen » a été donné pour le lundi 14 février. Là aussi, les autorités ont prévu d’interdire ces véhicules de rentrer dans le centre-ville.

En France, plusieurs personnalités politiques ont commenté ce mouvement, allant de Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) à Sandrine Rousseau (Europe Écologie les verts) ou encore Florian Philippot (Les Patriotes), et affichent si ce n’est un soutien, un intérêt à ce « convoi de la liberté ». À quelques semaines de l’élection présidentielle, la tension n’en finit plus de monter.

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