Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Le télétravail est-il un truc de feignasse ?

    Chaque jour, vous maudissez les bouchons. Ajoutez la connexion qui saute et le collègue qui braille au téléphone et vous frôlez le ras-le-bol, comme tant d’autres, au point qu’une tendance se dégage : le télétravail. Un bienfait ou une combine pour les pros de la glandouille ?

    Et si nous n’étions tous simplement pas fait pour nous enfermer 5 jours par semaine dans une boîte ? Temps de trajet, bruit dans l’open space, hiérarchie trop rigide, locaux tristounes… «Assurément ! » répondront près de 8 % des Français ayant déjà coupé les ponts avec les bureaux et pratiquant le télétravail. Un chiffre multiplié par deux si l’on tient compte du télétravail de facto mais non formalisé dans les contrats d’embauche. Et il y a de bonnes raisons.

    Le télétravail, c’est la télé-santé. Sept managers sur dix sont prêts à laisser leurs salariés travailler depuis chez eux. Voici quelques arguments pour convaincre les trois autres. « Le télétravail est bénéfique pour l’entreprise », explique dans une étude le Commissariat général à l’égalité des territoires : la pratique entraîne une nette diminution des arrêts maladie et de l’absentéisme, ainsi qu’une amélioration du temps de travail et de la productivité. Sans oublier les nombreuses économies sur les charges de structure. En clair : moins il y a d’employés dans le bâtiment, plus la note de chasse d’eau et d’électricité diminue. Le service compta n’en sera que plus heureux.

    Des bureaux ? pourquoi faire ? Signe des temps, à San Francisco, la société Automattic, qui possède la plateforme WordPress.com, a donné le choix à ses 550 employés : venir travailler au bureau ou rester bosser chez eux. Résultat ? La boîte a récemment fermé son gigantesque bureau. « On avait récupéré ces locaux il y a 6 ou 7 ans, avec un bon bail, expliquait son PDG, Matt Mullenweg, au site Stack Overflow, mais personne ne venait. Il y avait seulement 5 personnes dans 1300 mètres carrés… » À 260 mètres carrés par tête de pipe, la rentabilité en prenait effectivement un coup.

    En France, les lignes aussi commencent à bouger. La ville de Paris souhaiterait expérimenter le télétravail avec 1500 salariés (sur ses 52 000 agents) d’ici 2020. De son côté, le fabricant de pneus Michelin a généralisé cette pratique pour simplifier la vie des salariés handicapés et des femmes enceintes afin – disent-ils – de leur « épargner les trajets ». Va comprendre…

    En France, un travailleur parcourt en moyenne 26 km pour se rendre de son domicile au travail.

    Sauvez la terre : fuyez le bureau. Maintenant, le chiffre qui fâche : selon le WWF, 50% des émissions de CO2 des entreprises sont liés aux déplacements professionnels. En France, un travailleur parcourt en moyenne 26 km pour se rendre de son domicile au travail. Si chacun de nous restait travailler seulement 2 jours par semaine à la maison, nous diminuerions notre bilan carbone individuel de 10 %. Soit un gain de 800 kg de CO2 par an. Pas mal, non ? Sans compter l’allègement de l’empreinte carbone des bâtiments : moins de chauffage, de climatisation, d’électricité, etc.

    Si malgré tout ça le bureau vous manque, vous pouvez toujours installer une machine à café dans votre buanderie, qui serve du potage, et les photos de votre patron dans un cadre sur le plan de la cuisine…

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.