L'edito de David Abiker : transports de rêve
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
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L’edito de David Abiker : transports de rêve
LA NOUVELLE MOBILITE S'EXPLORE AVEC
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LA REDACTION |  11.03.2020
L'edito de David Abiker : transports de rêve

Ce sera désormais un rendez-vous inmanquable : tous les mois sur Détours, l'inénarrable David Abiker nous invite à faire une pause avec ces "éditours" dont il a le secret, et où il est question de mobilité, de mouvements et même, un peu, de poésie. C'est à l'image de ce journaliste qui ne tient pas en place, et le premier éditorial nous parle d'un rêve : celui d'un monde où tous les transports en commun seraient gratuits.

Une fois par an, je rêve que je fais du patin à roulettes comme un Dieu du roller, comme un prince, ou de la roue comme un clown. De chaque côté de l’avenue des Champs Élysées, des Pom-Pom Girls américaines poussent des petits cris d’admiration. C’est un rêve merveilleux. Un rêve où je patine extrêmement bien. Je fais des figures en écoutant du Funky. J’ouvre même la voie à un groupe de patineurs hyper connectés et branchés qui se déplacent avec l’aisance d’un banc de saumon.

Un rêve de patinage urbain peut, d’après les psy, vouloir dire qu’on est une personne superficielle et qu’on a du mal à mûrir. Cela peut aussi traduire un certain manque de confiance ou d’estime de soi-même. A contrario, rêver qu’on patine comme un dieu peut signifier votre optimisme ou votre besoin de liberté.
Voilà pour l’inconscient. Moi je crois que j’ai tout simplement envie de gratuité. Quand je dis gratuit, je veux dire des transports qui seraient payés avec nos impôts mais pas chaque année avec des abonnements, des tickets, des Pass Navigo, que sais-je. Demandez à mes filles qui perdent leur carte une fois par an.

Je rêve d’un métro sans portique, de RER sans contrôleur ni resquilleur, de bus où l’on monterait sans échanger avec le conducteur un regard suspicieux. Il y aurait pas mal d’avantages : fin de la fraude, moins de voitures et d’embouteillages, moins de stress, plus de gens dans les transports et paraît-il moins d’incivilités.

“Si les transports étaient gratuits, j’aurais vraiment l’impression de patiner dans la ville”.

En France des villes proposent déjà les transports gratuits, du Touquet à Aubagne en passant par Compiègne ou Boulogne-Billancourt. Si les transports étaient gratuits, j’aurais vraiment l’impression de patiner dans la ville de manière aussi fluide que dans ce rêve délicieux où je traverse la ville comme un saumon les ondes. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il faut payer. On paie des impôts et l’économie réalisée sur la non utilisation de la voiture compenserait probablement la charge pour la collectivité. Et s’il faut payer un peu plus on paiera un peu plus. Moi le premier.

En attendant la gratuité des transports urbain, je trace ma route sur des rollers dorés de comédie musicales et descends triomphalement les Champs-Élysées devant des centaines de Pom-Pom Girls subjuguées.

En rêve, bien sûr.

David Abiker est à lire sur son compte Twitter 

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