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L’Ecotrain : cette navette électrique consomme aussi peu qu’un vélo
Antoine Gillet |  10/05/2022 11:01
L’Ecotrain : cette navette électrique consomme aussi peu qu’un vélo

Encore en phase de développement, ce train deviendra à sa sortie l’un des moyens de transports les moins polluants au monde grâce à une cabine composée de fibre de lin et à une alimentation électrique fournie par le soleil.

Avec l’Hyperloop, on nous promet un avenir hypersonique entre mégalopoles. Mais avec l’Ecotrain, on nous promet des lendemains plus vert dans la ruralité. Ce projet, né en 2018 souhaite relancer le transport ferroviaire sur des lignes aujourd’hui abandonnées. Lancé par Philippe Bourguignon, un consultant en mobilité électrique pour les collectivités, le train est destiné au transport de voyageurs et du fret et son créateur assure que « son empreinte carbone sera plus faible que celle d’un vélo ». Ce petit joujou ferroviaire, fruit de la collaboration d’industriels français, démarrera très bientôt dans la région Occitanie, partenaire du projet, ainsi qu’en Belgique. 

Slow life. Ecotrain n’a pas vocation à remplacer l’offre de la SNCF, mais à la compléter. Sa conduite sera complètement automatisée, aucun pilote ne sera présent à bord et la sécurité sera assurée par des radars et des caméras. À l’intérieur, seulement 32 personnes pourront embarquer pour un trajet à la demande ou automatique, avec arrêt à chaque station. 

Conçu pour rouler à une vitesse réduite, le train ne pourra pas dépasser les 100 km/h. Contrairement à certains TER, il ne sera pas alimenté au gasoil, mais carburera à l’électricité décarbonée car produite à partir de l’énergie solaire. 

Ça va arriver près de chez vous. Les premiers tests de l’Ecotrain seront effectués à Albi en 2023. Trois ans plus tard au maximum, la ligne entrera en service entre Albi, Saint-Juéry et Puygouzon. Le projet a été financé en partie par la région Occitanie et à hauteur de 8 millions d’euros par l’ADEME (dans le cadre du plan France 2030). L’année dernière, 4 milliards d’euros ont été investis par l’État pour financer les transports du futur. Voici la preuve que nos autorités ont compris que l’avenir ne rimait pas obligatoirement avec rapidité. 

Crédits photo de Une : Elsa Maccario

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