Et comme on s'en doute, c'est une première mondiale.
Nous sommes à 1h30 de Tokyo, à Naganohara dans une région où serpente une rivière et mouline le barrage de Yamba. Pour promener les touristes, l’équipe municipale a demandé à des ingénieurs de réaliser un bus autonome qui fera la jonction entre le camping, sur une berge, et la ville, sur l’autre.
L’institut technologique de Saitama a alors réussi une fameuse prouesse qui sera utile à bien des constructeurs dans les années à venir. Pas tant en montant une coque de bateau sur un autobus diesel 40 places et en y ajoutant un moteur sous-marin, mais surtout en développant les outils permettant à ce véhicule hybride d’être piloté automatiquement.
Jusqu’alors, les navettes autonomes utilisaient des caméras 3D pour se repérer et un Lidar. Or, les reflets de la surface de l’eau troublent cette technologie de reconnaissance automatique du faisceau lumineux. « En bref, explique le professeur Watabe, notre système de bus autonome remplace […] les manettes par […] l’unité électronique Autoware. » L’équipe a également dû intégrer un gyroscope et un sonar sur l’engin pour lui permettre de se déplacer à 30 m sous l’eau.
Hoping to be a draw for tourists, the local town near Yamba Dam in Japan will begin offering bus tours that then move onto a lake. #YambaDam #Naganohara #GunmaPrefecture #AmphibiousBus #YukakeMatsuri #bus #tourism #japanhttps://t.co/R5jAPOVhpB pic.twitter.com/08RbiaPiZq
— The Japan News (@The_Japan_News) June 11, 2020
À terme, ce véhicule amphibie sans chauffeur pourra transporter des livraisons « sans transbordement ni changement de conducteur et ainsi maintenir le coût à un faible niveau », comme l’explique le chercheur. Des voyages tests seront lancés en décembre, quand les eaux du lac sont les plus hautes, afin que les touristes puissent en profiter dès 2022. On se plaît à imaginer combien un tel bus redéfinirait la mobilité à Annecy, Arcachon ou Le Bourget…