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    L’Australie en mission contre le « revenge porn »

    Pour lutter contre la publication non consentie de photos ou vidéos intimes, le gouvernement australien lance un portail d’aide et d’action pour les victimes et leurs proches. Une initiative salutaire qu’on espère voir bientôt chez nous.

    C’est une tendance fâcheuse qui a pris de l’ampleur en même temps que la démocratisation des smartphones et des réseaux : le revenge porn – littéralement la pornographie vengeresse – est une pratique déplorable qui consiste pour un(e) amant(e) éconduit(e) à publier des photos ou vidéos intimes de son ex-partenaire, sans son consentement. Et avec l’objectif de lui nuire.

    Le revenge porn est désormais passible de deux ans de prison et 60 000 euros d’amende.

    Du lit à la prison. Le phénomène touche littéralement toutes les sociétés, au point que c’est devenu un délit passible de prison. Le premier cas emblématique avait été celui de l’Américain Hunter Moore condamné à deux ans et demi de prison en Californie en 2015 après avoir créé un site qui facilitait le partage de ces vidéos. Bonne nouvelle, la France n’est pas en reste. Grâce au combat de certaines associations féministes, le revenge porn est désormais passible de deux ans de prison et 60 000 euros d’amende. En mars dernier, un homme originaire des Yvelines, qui n’avait pas supporté d’être quitté et qui s’était lancé dans une pathétique opération d’humiliation de son ex-amante (en adressant des photos privées à toute sa famille, classe), a ainsi écopé de la peine maximale. Un juste retour des choses.

    Il fallait que les processus se sussent. Toutefois, pour les victimes qui parlent aujourd’hui de revenge porn comme d’un « viol numérique », les réponses et les moyens d’action sont encore rares. Obtenir réparation devant la justice, mais aussi le retrait du matériel incriminé de l’espace numérique, peut être un vrai parcours du combattant. Le gouvernement australien a donc lancé un portail de réponse au revenge porn pour faciliter le processus. Ainsi, pour venir en aide aux victimes – essentiellement des femmes –, la plateforme australienne offre la possibilité de désigner les sites qui partagent ce contenu illégal pour obtenir un retrait plus facilement, mais aussi de contacter la police et aider les proches d’un point de vue psychologiques à trouver les bons mots.

    Et en France ? Cette initiative salutaire témoigne de la volonté des pouvoirs publics d’endiguer un phénomène abject avec une vraie réponse. En attendant que la France se dote d’un relai similaire, les victimes peuvent trouver du soutien auprès d’initiatives comme End Revenge Porn à l’international ou Osez le Féminisme chez nous. Ces deux ONG ne manqueront pas de vous assister psychologiquement et juridiquement. Même si la bataille n’est pas encore gagnée, plus de doute désormais : la guerre contre le revenge porn vient de commencer.

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