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    Ces éoliennes en forme d’arbre peuvent recharger les villes gratuitement

    De l’électricité verte là où il ne vente pas et en se passant des horribles mats à hélices… C’est ce que l’Arbre à vent veut apporter sur chaque balcon et au bord des rues.

    Micro éolien pour tous. Cet arbre en métal de 9 mètres de haut ne risque pas de perdre ses feuilles cet automne. Par contre, il pourrait bien vous réchauffer cet hiver : chacune de ses feuilles de plastique est une micro turbine qui tourne sur elle-même, même sans grand vent (dès 7 km/h), pour générer de l’électricité propre. Il y en plus de 30 par « arbre » et toutes sont capables de produire une centaine de watts.

    « Cela correspond au besoin d’un éclairage public sur un parking ou trois quarts de la consommation moyenne d’une famille française. »

    Brancher sa voiture sur un arbre.  Beau et propre, son créateur le décrit comme « un concept biomorphique de micro-électricité », dont l’ambition est « de devenir les leader de l’autoconsommation ». En d’autres termes : on pourrait enfin dire ciao à EDF. Inventées par la société française New World Wind (NWW), ces « Aeroleafs » à aimant permanent n’ont pas besoin d’un souffle constant, à la différence des grandes éoliennes. Différents modèles offrent des capacités de 4,1 kW à 8,1 kW, donc assez pour espérer produire 2500 kWh chaque année en ville.

    Ce n’est pas rien, cela correspond au besoin d’un éclairage public sur un parking (15 lampadaires de 50W) ou trois quarts de la consommation moyenne d’une famille française, chauffage mis à part. Relié à une borne de recharge, l’Arbre à vent offrirait 16 000 km à une voiture électrique standard. Et c’est là le combat mené par NWW : décentraliser la production énergétique pour le plus grand nombre. Comme en plus les arbres sont agréables à regarder, les intégrer au mobilier urbain et aux immeubles au plus près de nous sera facilement accepté.

    Miniaturiser et rendre autonome. Plus discret et bien moins bruyant que des pales, ils ont tout pour convaincre. Jérôme Michaud-Larivière les a inventés en 2012 et a planté un premier prototype l’année suivante. Pourtant, ils ont failli disparaître : après cinq ans à les fabriquer et à les installer en France, en Suisse et en Allemagne, JML a dû faire face à un délicat passage « de la startup chroniquement déficitaire à la société industrielle » capable de fabriquer et d’installer.

    L’Arbre à vent nouvelle génération est maintenant disponible pour 45 000 euros environ. Un prix plus adapté aux copropriétés mais les logements individuels ne sont pas oubliés : des modèles plus petits avec des branches seules ou une Aeroleaf unique avec des panneaux solaires arrivent en janvier 2019. Pendant que les Français s’opposent aux éoliennes, New World Wind s’étend loin de son usine de Saint-Dizier (Haute-Marne) : elle vient de planter des racines à Miami et en Inde. Nicolas Hulot les avait quant à lui adoubés et recommandés. Si le vent continue de souffler dans ce sens, on pourrait les voir pousser dans toutes les villes et au bord des grands axes.

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