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    La tendance des « sans bureau fixe » prend de l’ampleur

    Télétravail, nomadisme pro et coworking pourraient-ils devenir les prochains environnements de travail. Un quart des travailleurs sont sans bureau fixe en Suisse. La révolution semble en marche.

    Travailler dans un bureau, c’est à la limite d’être has been. De plus en plus d’employés se déclarent SBF, soit “sans bureau fixe”. En Suisse, 28% de la population travaille régulièrement de son domicile, selon le journal helvétique Bilan qui consacre un article au phénomène. “Aller chaque jour au bureau et avoir un poste de travail fixe sont des éléments qui  perdent toujours plus d’importance, a expliqué Michael Grampp, chef économiste chez Deloitte (le cabinet d’audit qui a mené cette étude) au journal. La moitié des 4,9 millions de personnes actives en Suisse pourraient travailler de manière mobile ou depuis leur domicile.”La moitié des 4,9 millions de personnes actives en Suisse pourraient travailler de manière mobile ou depuis leur domicile.”

    Et selon les adeptes du nomadisme pro, les SBF seraient plus épanouis dans leur travail. Plus besoin de courir dans les transports le matin ou de se stresser dans les embouteillages. Une manière aussi, pour ceux qui doivent beaucoup voyager, de lier déplacement et travail en toute sérénité. C’est le cas de Thierry Hatier, directeur pour la Suisse du groupe Pathé cinéma. Travailler un peu partout, où il l’entend, c’est selon lui “la liberté” et une source dopante de créativité.

    Et en France ?

    La tendance a bel et bien atteint la France. La preuve : les espaces de coworking poussent comme des champignons. Selon le baromètre annuel d’Actineo/CSA, 9% de salariés français ne disposent plus de bureau personnel en 2015. Mais le passage au nomadisme pro en France est encore difficile d’après Bruno Marzloff, auteur du livre Sans bureau fixe :

    “Le télétravail a encore du mal à se faire une place parce que les managers français aiment bien avoir leurs ouailles autour d’eux. Mais l’on sent bien que nous sommes à un moment de bascule un peu schizophrène entre le discours et l’action”, a-t-il expliqué au journal les Echos.

    Selon lui, le travail hors du bureau remet en question le fordisme qui régit encore l’environnement professionnel. Mais son avancée est inexorable et pourrait supplanter l’open space dans quelques années. Des “postes de travail partagés” ou “espace de travail dynamique”, où aucune place de bureau n’est attribuée, existent déjà dans certaines entreprises hexagonales. C’est l’option qu’a choisie le géant des agences de pub BETC dans ces nouveaux locaux de Pantin, les Magasins généraux dont Détours vous a déjà parlé. Ce nouvel environnement de travail à la carte pourrait s’étendre à d’autres entreprises françaises. Si cela peut nous éviter le rythme métro – boulot – dodo, nous on prend ! Détours vous a déjà parlé.

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