La solution des villes pour la mobilité post-confinement ? L'urbanisme tactique
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La solution des villes pour la mobilité post-confinement ? L’urbanisme tactique
Marie |  07/05/2020 11:43
La solution des villes pour la mobilité post-confinement ? L'urbanisme tactique

Comment concilier mobilité et distanciation physique pendant le déconfinement ? La solution se nomme urbanisme tactique. Le concept revient en force depuis quelques semaines. Pour les villes et les agglomérations, il est même devenu une des solutions les plus prometteuses pour transformer temporairement l’espace public et faciliter la circulation des piétons et des vélos tout en limitant l’engorgement des transports en commun.

Pour les collectivités, qui ont en charge la réorganisation de l’espace public au 11 mai, la question des transports est un véritable casse-tête. La distanciation physique, le retour des personnes dans les transports en commun et la crainte du recours massif aux voitures individuelles les ont poussées à envisager des solutions temporaires. En la matière, l’urbanisme tactique fournit des clés essentielles, d’autant que 60% des trajets domicile-travail font moins de 5 kilomètres.

Un concept populaire. Originaire des États-Unis, l’urbanisme tactique émerge dans les années 1960 de groupes militants citoyens qui souhaitent se réapproprier la ville face au tout-voiture. Il désigne aujourd’hui un urbanisme qui fait plus de place aux habitants, en installant des bancs, des espaces de jeux, des zones piétonnes et des voies cyclables. De très nombreuses villes dans le monde ont d’ores et déjà annoncé des mesures d’élargissement de pistes cyclables, comme à Mexico City, Bogotá et Bruxelles. En France aussi, le concept est plébiscité.

Depuis l’annonce du déconfinement au 11 mai, les villes et agglomérations multiplient les initiatives. Paris, Montpellier, Lyon, Nantes, Toulouse ou même Besançon et Saint-Brieuc s’y sont mises. À l’origine de ce renouveau, un webinaire du Céréma (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) organisé le 22 avril. L’idée a depuis fait des petits.

Fin avril, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, a déclaré dans une interview au Parisien qu’il était temps « d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir ». Dans la foulée, l’exécutif a annoncé un plan de 20 millions d’euros destinés à inciter les Français à choisir la bicyclette. À Paris, la maire, Anne Hidalgo, a également fait part de sa volonté de fermer aux voitures individuelles la rue de Rivoli, pourtant déjà équipée d’une piste cyclable.

Dans la réalité, les pistes cyclables sont délimitées par des marquages au sol colorés, des plots, des citrouilles et même des ventouses de plombiers. Mais le mouvement qui s’annonce accélère les mesures de mobilité alternatives à la voiture et, qui sait, engagera une réflexion plus profonde autour de la circulation en ville dans le futur.

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