La mobilité, grande oubliée de la COP26
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La mobilité, grande oubliée de la COP26
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LA REDACTION |  08/11/2021 09:26
La mobilité, grande oubliée de la COP26

Chef d’États et responsables de l’environnement sont réunis à Glasgow jusqu’au 12 novembre pour sauver la planète. Sauf qu’ils ne parlent (presque) pas de transports. Pourquoi ? Et qu’en attendre ? On décortique la COP.

Faites ce que je dis, pas… Tout le monde en a parlé : des centaines de jets privés se sont rendus en Écosse, emportant les personnalités venus se plaindre par voie de presse qu’il fallait réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait qu’un appareil privé est jusqu’à 14 fois plus polluant qu’un avion de ligne et 50 fois pire qu’un train, il y a comme un malaise. Mais le pire n’est pas là. Le pire, c’est que les transports ne sont pratiquement pas évoqués dans les débats.

Pourtant, le transport pèse lourd dans la balance carbone planétaire. En France, les déplacements sont responsables de 31 % de nos émissions totales, tout en haut sur le podium, loin devant les rejets de l’agriculture et de l’industrie.

Aller simple pour le climat. On estime à 2 ou 3 % les émissions de CO2 du secteur aéronautique, au moins autant pour le transport maritime et tous deux sont en hausse permanente. Deux sources de carbone à peine évoquées par les gouvernants, qui se contentent de s’engager à une neutralité carbone de l’aviation pour 2050. Par le biais de compensation, et non de réduction.

Et la voiture ? Avec 44,4 millions de véhicules en circulation, dont 85 % appartiennent à des particuliers, la France nage dans le diesel (60 % des véhicules) et dégage ainsi plus de 70 millions de tonnes d’équivalent CO2, sur les 323,75 millions de tonnes produites en 2019. Pourtant, on se contentera de la promesse des États de verdir leur flotte en passant à l’électricité : Emmanuel Macron en réclame 2 millions d’ici 2030 et le Royaume-Uni interdira la vente de véhicules thermiques d’ici 2030. Le tout avec la bénédiction du pape.

Un silence assourdissant. Tout laisse penser que la mobilité est considérée comme un problème déjà traité : depuis 2020, l’Europe impose aux constructeurs un plafond d’émissions de CO2 fixé à 95 g/km sur les voitures neuves. Les ventes de modèles électriques ou hybrides (qui n’existaient pas il y a 2 ans) s’envolent et réalisent 16 % des ventes de voitures neuves. Mais quid de l’énergie qui devra alimenter les bornes de recharge de tous ces véhicules propres ?

La COP ne fixe encore aucune règle en ce sens, même si 20 pays se sont engagés sur l’honneur à cesser tout investissement dans les énergies fossiles dès 2022. Mais pas la France, qui vise toujours 2025 pour ne plus financer le pétrole et une décennie de plus pour le gaz. Alors que les rechargeables représentent 30 % des ventes en 2021, il faut donc s’attendre à les recharger au charbon pendant encore 3 à 10 ans.

Quelles solutions ? Seules réponses données à ce jour à la pollution des mobilités collectives, l’engagement de 300 compagnies aériennes à atteindre le zéro carbone d’ici 2050 ; essentiellement en misant sur les biocarburants mais surtout en compensant 1,8 milliard de futures tonnes de CO2 à rejeter. Une solution exposée et débattue en présence de sociétés pétrolières ; ce qui a fait perdre ses nerfs à Greta Thunberg…

Mais rien sur le poids maximal des voitures ou la vitesse sur autoroute, rien sur l’autosolisme ou le covoiturage, rien sur l’encadrement des vélos et de leurs infrastructures, rien sur le train hydrogène... Des solutions dont Solar Impulse, Transport&Environnement et Détours débordent. Même quand Greenpeace propose dinterdire les vols intra-européens faisables en 6 heures de train, personne ne lui répond. Silence.

Finalement la seule fois où la mobilité a été évoquée, c’est quand la ministre israélienne de l’Énergie s’est retrouvée coincée à la COP26. Souffrant de dystrophie musculaire, Karine Elharrar avait dû monter dans une navette sans son fauteuil roulant, se retrouvant ainsi coincée à l’entrée du site officiel. Tout un symbole illustrant combien la lutte écologique se retrouve empêchée par des réglementations fixées… par les États.

Crédit visuel Une : Andrew Parsons.

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