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    Un jeu vidéo pour aider les schizophrènes

    Trump pense que les jeux vidéos rendent violents. Au même moment, des chercheurs anglais en utilisent un pour traiter les troubles dont souffrent les schizophrènes. L’hallu, non ?

    Non, la schizophrénie, ce n’est pas un type qui se parle tout seul, ni un tueur en série qui se prend pour sa mère. Le cinéma nous a un peu fait perdre les pédales quant à cette maladie dont souffrent près de 21 millions de personnes dans le monde. Ce trouble diminue chez les schizophrènes la capacité à distinguer ce qui est de l’ordre du ressenti ou de l’imaginaire et ce qui est bien réel. Cela peut se manifester par de simples confusions comme par des hallucinations visuelles et auditives.

    70 % des malades entendent des voix imaginaires, et aucun traitement n’est efficace sur ce point pour 30 % d’entre eux.

    Qui me parle ? Pour les apaiser, des chercheurs britanniques ont d’abord dû définir quelle partie du cerveau générait ces « voix », puis ils ont cherché à réduire son activité. Mais plutôt que de passer par une énième réaction chimique, les psychologues et neurologues anglais ont souhaité aider les malades à contrôler cette zone par eux-même. Afin de les aider à se focaliser, ils ont conçu un jeu vidéo thérapeutique.

    Un avatar pour se poser sur Terre. L’expérience a été réalisée sur un tout petit échantillon de 12 patients qui souffraient quotidiennement d’hallucinations auditives. Ceux-ci ont été soumis à des scanners cérébraux tout en devant jouer à un jeu vidéo où il fallait faire atterrir une fusée modelisée en refrénant l’agitation de son cortex. En effet celle-ci influençait directement la fusée. Aucune notice n’était fournie, pourtant les patients trouvèrent comment détecter et calmer leurs voix intérieures, selon le Dr Natasza Orlov. Une impression confirmée par le scanner.

    Les malades ont été encouragés à réutiliser dans la vie de tous les jours les techniques employées durant les 4 sessions de jeu.

    Ce n’est pas la première fois que le King’s College de Londres fait appel au jeu vidéo – un système de voix menaçantes mais extériorisée que les malades devaient explicitement repousser avaient déjà fait ses preuves. Même si l’échantillon était réduit, les chercheurs y voient une nouvelle forme de traitement et envisage de refaire ce test à plus grande échelle et sous contrôle. Qu’ils n’hésitent pas à proposer Donald Trump comme cobaye.

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