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    Pourquoi tout le monde parle des hackerspace mais peu y vont

    A Berlin, on est passé d’un reportage cool à notre procès en allemand…

    Nous on adore les hackers. En théorie, ils sont puissants, ils sont rebelles. Ils s’infiltrent partout et font tomber des murs. Bref, ils nous inspirent. Et à Berlin, tout le monde nous avait recommandé la visite du c-base. Le lieu historique du mouvement hacker. Alors on y a été. Mais on avait juste zappé que le monde des hackers, c’est pâs que notre voisin qui est cool et qui sait craquer un I-phone. Ce soir là, vingt-cinq hommes – des blancs en sweat noir à capuche-, dont la moyenne d’âge doit tourner autour des 30 ans sont assis en cercle et me donnent l’impression d’avoir droit de vie ou de mort sur ma tête ! Ce tribunal étudie actuellement mon cas : vais-je avoir la “permission” de faire un article sur leur hackerspace ? “Französisch Journalisten“ sont les seuls mots que je saisis de leur longue discussion en allemand. Personne ne juge nécessaire de passer en anglais ou de nous donner les sous-titres. Malaise.

    La revanche des geeks !

    Le vaisseau spatial (oui littéralement un vaisseau spatial) dans lequel nous sommes (avec ma boss) , avec boutons rouges qui clignotent et câbles qui tombent du plafond, renforce l’impression d’être passé dans une autre dimension.

    Après vingt-cinq minutes de ce procès en allemand, la sentence tombe : nous ne pouvons pas faire de reportage, mais nous pourrons envoyer un message à la com’… Dommage. On avait cru pouvoir déjouer le « Circle ». Car le premier soir, on avait envoyé un mail et reçu en réponse ce mystérieux messages.

    « Hey,
    Merci pour votre mail. Le prochain circle est le 1er octobre. Là vous pourrez demander la permission (de faire votre article, ndlr) et interviewer des membres aussi. Le circle commence à 20h. »

    “Un « circle » ? Ils ne vont quand même pas s’asseoir en rond, nous mettre au milieu, et nous faire un interrogatoire public sur le pourquoi du comment de cet article?!”, s’était-on interrogé. Arrivées devant une grande porte taguée de vaisseau spatiale dans la pénombre, sur le bord de la Spree, ma boss insiste : “On évite cette histoire de “circle” ! On pose nos questions et on se tire !”.

    L’interrogatoire

    Au premier étage, on pensait encore réussir.  On s’était montré super ouverte et on n’avait accueilli sans ciller la déclaration d’un grand blond : “Ici c’est une station spatiale et, s’il-vous-plait, pas une NAVETTE spatiale, comme ont dit certains de vos collègues. On s’est écrasés sur terre il y a 2000 ans. Depuis on essaie de réparer la station.”

    ALIENS !

    Au coup de sonnette, tout le monde avait filé. En mode Alice au payx des merveilles, on avait suivi le blondinet. “C’est l’heure du circle”, avait-il balancé avant de s’engouffrer vers le sous-sol.

    Nous le poursuivons dans l’escalier en colimaçon. La déco relève du film de SF, un studio hollywoodien entre Star Wars et Star Trek. Mais soudain lorsque nous passons sur une nouvelle passerelle métallique une sirène stridente retentit:

    “ALIENS ! ALIENS ! ALIENS !”

    Le malaise

    Nous arrivons finalement dans une grande salle où se trouvent déjà une vingtaine de personnes. Ils discutent, boivent bières, tapotent sur des ordinateurs. On nous demande de nous installer. C’est la dernière fois que nous entendrons de l’anglais avant la sentence. La réunion commence, en allemand. Mes cours de lycée me semblent bien loin…Et ne suffiront pas. J’aurais du étudier plus.

    Rentrées chez nous, nous avons quand même envoyé un mail à la com’. On a appris que le c-base est une association et un lieu, qui existe depuis 1995 et compte 450 membres. Que ces derniers y bidouillent des composants électroniques, programment et traînent entre amis. Et que, “comme le dit wikipedia”, c’est un hub où peuvent se rencontrer des gens qui ont les mêmes passions…

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