Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Le guide de survie contre les boulets en open space

    Vous le remarquez tous les lundis matins en arrivant au boulot : vous êtes entouré de gens détestables. Robert Sutton, prof de management à Stanford, a justement écrit un livre sur la question ( « Guide de survie anti-connard » ) qui pourrait bien devenir votre meilleur ami dans l’open space.

    Make asshole great again. « Plus ça va, plus ils sont partout. » C’est la conclusion à laquelle est arrivé Richard Sutton, spécialiste de psychologie des organisations à Stanford, après avoir étudié la vie en entreprise et rédigé le Guide de survie anti-connard (The Asshole Survival Guide en V.O., prochainement traduit en français). Le fait que Donald Trump soit devenu le PDG de la plus grosse multinationale au monde (les USA) était déjà un signal faible, mais vous, en open space, vous aviez déjà remarqué que la concentration d’emmerdeurs au mètre carré avait déjà atteint des propositions inédites. Lui en a tiré quelques enseignements bons à suivre, que ce soit pendant la démo PowerPoint, à la pause café ou lors des debriefs de 6 heures sans pause déj’.

    Pourquoi le monde du travail est plus agressif ? À cause de vos ordinateurs.

    Chercher et détruire. Il (ou elle) vous parle comme à un stagiaire de sixième, vous tient la jambe tous les lundis avec ses vacances à Deauville alors que vous êtes déjà en pré burn out, ou vous humilie devant tout le monde à la moindre occasion. Pour Sutton, pas besoin de tourner autour du mot : il (ou elle) est un connard. Et comme vous passez la majorité de vos semaines au travail, autant dire que c’est une grande partie de votre vie qui s’en trouve ruinée.

    Aux États-Unis, l’Institut de l’intimidation en milieu de travail a mené des recherches en demandant aux salariés sondés : « Avez-vous déjà vu, observé ou été victime d’intimidation répétée ? » À 50%, la réponse est oui. Problème : seul 1% des personnes s’est estimé à la hauteur face à son « agresseur ». Premier remède pour votre « connard-thérapie », l’identifier. Selon l’auteur, « toute personne qui dénigre, épuise et manque de respect aux autres » est un connard. Oui, on sait : ça fait du monde.

    L’ordinateur est l’ennemi. D’où la question : pourquoi le monde du travail semble-t-il plus rempli que jamais de ces causeurs de mal-être ? Pour Sutton, la réponse est simple : c’est la faute de la technologie ; rien de moins qu’un accélérateur de méchanceté à cause de la facilité que peuvent avoir vos collègues ou supérieurs à se lâcher derrière un clavier. Et pas de bol, c’est contagieux : « Une seule exposition à la méchanceté, tel qu’un e-mail où l’on se fait insulter, peut transformer une personne en un porteur du virus », dit Sutton. Autrement dit, les connards seraient comme des zombies de Walking Dead.

    Prendre de la distance. On va être sincère avec vous : il n’existe pas des dizaines de solution pour éviter les boulets – c’est bien son problème : il est incapable de comprendre qu’il en est un. Après avoir tenté une explication en face à face (souvent infructueuse donc) ou une modération en présence du boss (surtout si lui aussi est demeuré), ne reste plus qu’à vous… éloigner de la substance toxique. D’où le fait d’éloigner au maximum votre exposition à la bêtise, soit en demandant une mutation ou un changement de poste, voire – cas extrême mais répandu – en démissionnant.

    Réduisez la fréquence et l’intensité de vos échanges avec les boulets.

    Dans tous les cas, suggère Robert Sutton, vous devrez trouver les moyens pour réduire la fréquence et l’intensité de vos échanges avec les boulets. Dans son livre, il donne l’exemple d’une étudiante harcelée par les emails agressifs de son professeur. Plutôt que d’y répondre immédiatement, celle-ci s’est contentée d’y répondre avec quelques semaines de décalage, afin de temporiser en évitant de rentrer dans un cycle infernal consistant à répondre à la haine par la haine. Une manière comme une autre d’échapper à l’enfer de relations conflictuelles qui, souvent, ne font qu’empirer. « Malheureusement, les comportements désagréables se propagent beaucoup plus rapidement que les comportements agréables », conclut Sutton. Et comme le rajoute le site Stanford Business, « en moyenne, plus les gens sont instruits, riches et prestigieux, pires ils sont ».

    Bon courage après la pause déj.

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.