Grève RATP : pourquoi c’est toujours la pagaille malgré la réouverture des lignes ?
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Grève RATP : pourquoi c’est toujours la pagaille malgré la réouverture des lignes ?
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LA REDACTION |  06/01/2020 07:03
Grève RATP : pourquoi c’est toujours la pagaille malgré la réouverture des lignes ?

Avec 33 jours d’immobilisation du pays, le mouvement de grève nationale dans le secteur des transports vient de battre un record datant de 1986. Alors que le nombre de métros semble en augmentation depuis le 5 décembre, les Parisiens, eux, n’ont pas l’impression que les choses s’améliorent. Mais pourquoi ?

Vu de l’étranger, le mouvement des grèves qui touche actuellement la France continue d’être aussi incompréhensible que le Brexit. Après plus d’un mois de bras de fer avec le gouvernement, et alors que les agents de la RATP ont déjà obtenu plusieurs résultats significatifs (un passage décalé au régime général des retraites, des primes de nuits et jours fériés prises en compte pour le calcul de leurs retraites, etc), dans les souterrains franciliens, c’est toujours la cacophonie. 15 des 16 lignes de métro étaient pourtant annoncées la semaine dernière comme « ouvertes » par la RATP, dans les faits, c’est une autre histoire.

Exception faite des lignes 1 et 14, intégralement automatisées, toutes les autres ne sont en vérité pour l’instant ouvertes que six heures par jour ; soit trois heures le matin pour les heures de « pointe » et trois autres heures pour la sortie des bureaux. Une situation évidemment ingérable provoquant tous les matins des émeutes sur les lignes 4 et 1, notamment, traversant Paris en longueur et largeur, toutes prises d’assaut au point que la meilleure solution pour éviter de développer une misanthropie aigüe consiste à tout simplement… les éviter.

Alors quel est le problème ? Si le nombre de grévistes n’est, à la RATP, jamais communiqué officiellement, on devine que chaque jour de grève coûte non seulement cher au réseau, mais aussi aux grévistes (qui ne sont, en toute logique, pas payés). Après plus d’un mois sans salaire, on estime donc que le nombre de salariés à avoir repris le chemin des rails est en légère hausse. Mais – car il y a forcément un mais – la RATP précise que « chaque conducteur étant affecté à une ligne spécifique, l’ouverture se fait au cas par cas, en fonction du nombre d’agents roulant sur chaque ligne ». Se rajoute à cela le fait que pour être pleinement fonctionnelle, chaque station doit disposer d’un nombre de salariés suffisant (agent de maintenance, guichetier, personnel de sécurité, etc). Autant de raisons qui expliquent que les 15 lignes actuellement en service soient, en réalité, impossibles à faire fonctionner simultanément, du fait des correspondances condamnées.

Le Parisien précisait le 24 décembre que le nombre d’arrêts maladie à la RATP avait été multiplié par 200% chez les 3000 conducteurs de métro. Un chiffre qui ne devrait pas drastiquement baisser avant la grande grève générale du 9 janvier où l’on vous conseille d’aller faire une partie de ping-pong plutôt que d’oser aller au boulot. Un compte Twitter (Plus de trains) a été ouvert pour l’occasion, afin de militer pour l’amélioration des conditions de transport des quelque 2,5 millions détenteurs d’un pass Navigo. Celui-ci devrait, à la fin des grèves, être remboursé pour tous les jours où le métro est resté à l’arrêt. En attendant, il faudra encore payer 75,20 € par mois pour ce même pass, sans trop savoir quand l’hémorragie sera bel et bien stoppée.

 

 

 

 

 

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