Grâce au programme “Un chez-soi d’abord”, les SDF ne dorment plus dehors
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Grâce au programme “Un chez-soi d’abord”, les SDF ne dorment plus dehors
Amélie Drouet |  26.12.2018
Grâce au programme “Un chez-soi d’abord”, les SDF ne dorment plus dehors

La logique est simple : un logement d’abord, la réinsertion suivra. Preuves à l’appui et succès au rendez-vous.

La rue tue. En France, un tiers des personnes sans-abri souffrent de pathologies mentales sévères. Leur situation est d’autant plus difficile qu’ils ne rentrent souvent pas dans les cases des dispositifs classiques d’accompagnement, comme le souligne l’association Aurore, qui combat l’exclusion. La conclusion est sans appel : les personnes à la rue vivent en moyenne 30 ans de moins que le reste de la population.

Loger : première nécessité. Face à ce constat, Aurore a lancé le programme “Un chez-soi d’abord” qui offre un logement et un accompagnement médico-social sans condition. Ni revenu minimum, ni suivi de sobriété, ni casier judiciaire vierge… Le concept, venu des États-Unis, inverse donc la logique traditionnelle de la réinsertion : le logement devient la première étape de la stabilisation.

“Un chez-soi d’abord” a fait ses preuves à Paris, Marseille, Lille et Toulouse

Il faut du temps mais la démarche porte ses fruits, comme le résume en toutes lettres le rapport du Conseil économique social et environnemental (CESE) : “Les gens qui ont passé 20 ans dans la rue dorment à côté du lit. Mais, ils ont une clé, sont en sécurité et alors beaucoup de choses sont possibles.” À Grenoble, par exemple, on se félicite du résultat.

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Limiter les dépenses sociales. Entre 2011 et 2016, près de 720 sans-abri atteints de troubles mentaux ont été intégrés au programme. La moitié d’entre eux, soit 353 personnes, ont été logées et accompagnées. Plus de 85% l’étaient toujours en 2015. En s’inscrivant dans la durée, ce suivi permet de minimiser les interventions (crise, hospitalisation), donc de réduire les coûts.

L’expérimentation a révélé qu’une prise en charge s’élevait à environ 14 000 euros par an, contre 17 000 euros dépensés pour ceux restés dehors. L’État prévoit donc d’étendre le dispositif à 16 autres sites d’ici 2022, soit 2000 places supplémentaires. Quant à un déploiement de plus grande ampleur, le CESE souligne l’importance de produire plus de logements très sociaux pour y parvenir. Lancez les imprimantes 3D, on va avoir besoin de maisons rapidement.

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