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    Grâce à MSF, des prothèses en 3D pour les réfugiés

    En Jordanie, où de nombreux civils mutilés fuient la guerre, Médecins Sans Frontières fabrique des prothèses sur mesure en moins de 24 heures. De quoi insuffler un peu d’espoir.

    Réparer les blessures. C’est une guerre qui n’en finit pas de charrier son lot de douleur et de morts. Mais pour ceux qui survivent, en plus de toute la détresse morale, c’est parfois le corps aussi qui rappelle à chaque instant l’horreur endurée. Soldats comme civils, adultes comme enfants, ils sont un nombre incalculable à avoir laissé une main, une jambe ou bras, à cause de mines anti-personnelles, de tirs ou de bombardements. Dans ce panorama apocalyptique, réussir à fuir le pays n’est souvent que la première étape. Commence alors un long processus de reconstruction. Et de l’autre côté de la frontière, en Jordanie, des membres de Médecins Sans Frontières apportent une pierre concrète, en fournissant des prothèses imprimées en 3D.

    À l’hôpital Al-Mowasa d’Amman géré par l’ONG française, on imprime des prothèses en 3D sur mesure. Cette révolution humanitaire fait partie du programme « Prothèse 3D » un projet initié en 2016 pour aider les personnes amputées à retrouver leur intégrité physique et leur autonomie. « Le but est d’améliorer l’accès aux prothèses. Nous portons principalement notre attention sur les prothèses des membres supérieurs », détaille Safa Herfat, un ingénieur biomédical qui supervise le projet. Ainsi, le cas de chaque patient est évalué à travers un entretien, de manière à comprendre à quelle activité il voudrait se dédier – le spectre de questions est large est va de la conduite d’une voiture au travail de récolte dans les champs. À partir de ces indications et de la morphologie de la personne, grâce à des scans 3D de la surface du moignon, une prothèse est designée et imprimée, comme on peut le découvrir dans le petit film ci-dessous.

    Des prothèses entre 20 et 50 €. Les avantages de cette technique sont nombreux. Plus de délai d’attente interminable, plus de stocks à gérer et surtout, des prothèses adaptées à chacun pour des coups défiant toute concurrence, entre vingt et cinquante euros par pièce. Interviewé par l’AFP, Pierre Moreau, le coordinateur, justifie le choix de l’hôpital d’Amman comme centre névralgique du programme. « Nous avons choisi la Jordanie car nous y disposons d’un des plus grands hôpitaux et des mieux équipés, le royaume est un pays stable de la région et par conséquent nous pouvons accueillir des patients de Syrie, d’Irak et du Yémen. »


    À ce jour, le projet « Prothèse 3D » a permis de soigner une quinzaine de patients, des Syriens en majorité, mais aussi deux Irakiens, deux Yéménites, deux Palestiniens et quatre Jordaniens. Et l’espoir qui accompagne un tel projet est immense et devrait ratisser bien au-delà des blessés de guerre. D’ailleurs, parmi les premiers patients soignés, il y a la petite Acile Abou Ayada, 7 ans, qui est née sans main droite d’une maladie congénitale. Grâce à MSF, elle s’amuse désormais avec ses petits copains, avec plus de facilité et de grâce que jamais.

    Crédit photo : KHALIL MAZRAAWI/AFP Photo

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