Le gouvernement veut obliger les constructeurs à faire la promo des transports en commun
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Le gouvernement veut obliger les constructeurs à faire la promo des transports en commun
Mathias Deshours |  12.06.2019
Le gouvernement veut obliger les constructeurs à faire la promo des transports en commun

Le même principe que la Loi Evin pourrait être appliqué aux véhicules polluants.

Une loi Evin de la mobilité. Il s’en est fallu de peu : comme le tabac ou l’alcool, les véhicules polluants ont bien failli être interdits de publicité. La proposition a été émise par les députés Matthieu Orphelin et Delphine Batho via un amendement dans le projet de loi d’orientations des mobilités. À la place, la ministre des Transports Élisabeth Borne a préféré opter pour la « recommandation de santé ». C’est-à-dire le maintien des publicités pour les véhicules thermiques mais accompagnées d’un « message promotionnel encourageant l’usage des mobilités actives ou partagées » (par mobilités actives, entendre : marche à pied, vélo, etc).

Interdire ou suggérer. Interrogée à ce propos le 11 juin sur BFMTV, la ministre des Transports justifie la mesure ainsi : « Quand vous avez une publicité pour des bonbons, on vous dit ‘Il faut bouger’. Eh bien quand on fait une publicité pour les voitures, c’est la même chose. On vous dit ‘Attention, il faut aussi faire du vélo ou prendre les transports en commun’. » Entre la suggestion d’alternatives et l’interdiction de la promotion de modes de transports objectivement nuisibles pour l’environnement, il y a un monde de différence. Mais c’est déjà un premier pas.

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Un projet de loi dangereux ? Cela dit, on trouve des mesures plus franches dans le projet de cette loi mobilité. La mesure phare étant sans conteste l’interdiction des ventes dès 2040 des voitures thermiques (c’est-à-dire les véhicules qui utilisent de l’essence, diesel ou sans plomb. Oui, oui). Ce projet de loi divise. Forcément. Certains le trouvent trop timoré, quand d’autres, notamment les syndicats du secteur automobile, le jugent dangereux. Selon eux, 340 000 emplois seraient menacés par cette future interdiction.

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