
Selon la ministre des Transports, le « forfait mobilité durable » de la future loi Mobilité va aussi s’étendre au covoiturage dès 2019. Mieux, celle-ci sera exonérée d’impôt.
Prime. Nous vous parlions il y a peu du lancement par l’État du vélo de fonction. Cette initiative, censée favoriser la transition écologique, passe par la mise en place d’une prime de 400 euros maximum par an (et non imposable), versée par l’entreprise à son employé qui vient bosser à vélo. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a récemment précisé sur le plateau de CNews, que ce forfait s’appliquera également pour les employés « qui font du covoiturage ».
Privé comme public. Une chance pour les Français qui vivent dans les territoires ruraux où les services de transports en commun manquent et où le vélo n’est pas une solution compte tenu des distances à parcourir. La ministre a précisé au passage qu’il concernera d’abord les salariés du privé. La fonction publique, elle, pourra en bénéficier « dès 2020 ».
Bien décidé à faire la promotion du covoiturage domicile-travail, qui n’intéresse pour le moment que 36% des automobilistes français selon IDVroom, le gouvernement va proposer une autre mesure phare : l’encadrement des tarifs. Élisabeth Borne a exprimé son souhait d’encadrer les prix du partage de véhicule afin qu’ils soient représentatifs des frais réels et non déterminés par la marge que le conducteur désire prendre.
Cette mesure ainsi que l’intégralité de la loi d’orientation des mobilités doivent encore être débattues au Parlement, au début du printemps 2019, mais ça fait déjà comme un rayon de soleil, non ?