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    Google invente le premier taxi autonome (et on s’y ennuie à mourir)

    Google vient de lancer son service de taxis sans chauffeur Waymo. Un journaliste américain a pu le tester et raconte. Spoiler : le futur est loin de « Fast and Furious »…

    Une voiture XL sans frite s’il vous plaît. Les premiers mots de Mark Wilson, journaliste pour FastCompany, à propos du service Waymo One, pose le décor : « J’ouvre l’application et commande un taxi. Quelques minutes plus tard, un mini van se gare sur le trottoir pour venir me chercher. Dans un monde post-Uber, c’est loin d’être remarquable. Sauf que le véhicule roule sans chauffeur. »

    Le service proposé, qui vient enfin d’être lancé après une décennie de travail, est entièrement automatisé : on commande un véhicule sur son téléphone et la voiture nous y emmène toute seule. La compagnie est la première à proposer des voitures d’autonomie de niveau 4, soit parfaitement indépendantes. Bluffant ? Quelques secondes. Mais très vite, le trajet devient ennuyeux pour l’utilisateur.

    Bâiller en toute tranquillité. Comme cette compagnie est la première sur le marché, ses moindres faits et gestes vont être scrutés. Pour assurer le coup, Google a renforcé la sécurité, rendant les trajets lents et paresseux pour assurer un service 100% sûr. « Les concepteurs et ingénieurs de Waymo ont travaillé pour rendre le service courtois et prudent », écrit le journaliste. Lire entre les lignes : les taxis du futur roulent doucement et s’arrêtent par précaution. Mais il y a mieux. À bord, Google a aussi prévu… un conducteur.

    Waymo a inventé les taxis sans chauffeur mais avec chauffeur, qui n’avancent pas et où l’on peut s’arrêter à tout moment.

    Waymo va engager des personnes pour s’asseoir au volant avec les mains sur les genoux « prêts à appuyer sur un bouton rouge STOP fixé dans le porte-gobelet de la voiture ». D’autres boutons permettent aussi d’arrêter la voiture à tout moment, ou d’appeler une assistance immédiate, au cas où Waymo se mettrait à taper un petit 110 km/h en plein centre-ville.

    Encore quelques réglages. « Le véhicule a tendance à accélérer ou freiner bizarrement. Il s’arrête beaucoup trop tôt pour les feux orange et rouge », détaille le journaliste. À l’écran, les passagers peuvent voir ce que le taxi prend en compte durant le trajet (passagers, vélos, autres véhicules, etc.). Il faudra peut-être un temps d’adaptation à la conduite jugée prudente de ces véhicules. À force, on n’a plus l’habitude de conduire en respectant toutes les règles de sécurité. Waymo ne sait faire que ça. 

    Lent, mais pas d’accident. Conclusion du reportage ? « C’est un exploit remarquable en termes de conception de la convivialité : Waymo a rendu la technologie si banale qu’elle ne donne pas l’impression d’être une nouveauté. » Pour le journaliste, que ce soit l’interface (qui ressemble à celle d’Uber), l’application ou les trajets, rien n’est vraiment nouveau. Mais surtout, il insiste sur le fait que la conduite doit ressembler le plus possible à celle d’un humain pour bonifier l’expérience. Sinon, nous entrerons (certes, en voiture) dans une époque de confort et de mollesse qui a de quoi vous blaser de l’automobile.

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