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    Pour gommer la pollution, ils en ont fait… de l’encre !

    Un chercheur du MIT a inventé un système pour capter les particules fines émises par les voitures et les a utilisées pour produire une encre de marker. Preuve que pour nettoyer la planète, il faut savoir se salir les mains.

    Home suif home. Alors qu’il se promenait dans Bombay en 2013, Anirudh Sharma, un étudiant de l’Institut de Technologie du Massachusetts, a remarqué que les gaz d’échappements des bus laissaient des traces sombres sur ses habits. Il s’est alors dit que, puisque la pollution atmosphérique était là, autant l’exploiter. Trois ans plus tard, Anirudh n’a pas chômé : il a mis au point un système pour piéger les émissions des voitures qui récupère près de 95% des particules rejetées !

    Baptisé Kaalink, ce dispositif cylindrique se place à la sortie du pot d’échappement d’un véhicule et intercepte le carbone non brûlé avant qu’il ne se disperse dans l’atmosphère. Son filtre est si efficace qu’il peut piéger des microparticules de suif dont le diamètre est 1/30e du diamètre d’un cheveu ! Il avait désormais la matière, restait à l’utiliser.

    Paint it black. La pollution récupérée, il lui a fallu la neutraliser avant de pouvoir l’exploiter. Graviky Labs, la startup d’Anirudh Sharma installée en Inde, prend en charge tout le recyclage de cette suif. Dans un premier temps, le nettoyage écarte les agents cancérogènes et les métaux lourds ; puis un second traitement mélange la suif (propre !) avec des pigments et des huiles pour donner des encres et des peintures. Le résultat s’appelle Air-Ink et se décline dans une gamme de feutres, marker et bombes de peintures.

    Londres sous les bombes. Confiés à plusieurs dessinateurs et graffeurs pour produire des fresques dans des villes sur-polluées (notamment Hong Kong mais aussi Londres), ces feutres ont permis aux artistes de faire des miracles. Tous reconnaissent ne pas voir de différence avec une encre classique. Si l’inspiration ne manquait pas, il faut bien dire que la matière non plus, et les bombes vides ont pu être très rapidement rechargées : pour faire 30 ml d’encre, Graviky Labs n’a besoin que de 45 minutes de conduite d’une voiture équipée de Kaalink… Il suffit de s’installer sur des véhicules de livraison et le tour est joué.
    Prochain objectif de Graviky Labs : réaliser un système de capture d’émission adapté aux cheminées des usines et des bateaux. À ce train-là, il va rapidement falloir qu’on se remette tous à écrire au feutre.

    Pour vous procurer ces feutres anti-pollution, suivez la ligne noire : graviky.com

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