Génie : il remplace chaque arrêt de la carte du métro parisien par des lieux culturels
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Génie : il remplace chaque arrêt de la carte du métro parisien par des lieux culturels
Robin Ecoeur |  07/03/2021 18:33
Génie : il remplace chaque arrêt de la carte du métro parisien par des lieux culturels

Lucas Destrem a remplacé 500 arrêts de métro, tram ou RER par des noms de bibliothèques, de salles de concert, de musées ou encore de cinémas afin de soutenir le monde de la culture, à l’arrêt depuis plus de 130 jours.

Boulot, culture, dodo. « L’objectif de ce plan est de valoriser des institutions, des objets et des acteurs et actrices culturel.le.s durement touchés par la crise sanitaire du Covid-19, dont les perspectives économiques et psychologiques sont souvent bien sombres. »

C’est en ces termes que Lucas Destrem, un jeune homme de 29 ans chargé de mission en valorisation du patrimoine industriel en Ariège, parle de sa création : un plan de la RATP. Celui-ci est un peu spécial puisque plus de 500 noms de stations ont été remplacés par différents lieux. Au menu de cette carte culture : « des musées, des monuments historiques, des bibliothèques, des théâtres, des cafés culturels et musicaux, des salles de concert, des ateliers d’art, des centres socio-culturels, des parcs de loisirs, des institutions médiatiques, des centres d’archives, des cinémas, des écoles d’art, des pôles de recherche », détaille sur son site Lucas, qui a obtenu l’autorisation de la RATP pour ce projet. À l’origine, il s’agissait d’un cadeau pour son petit frère installé depuis peu à Paris. Postée sur Twitter le 3 mars, sa création a fait réagir.

https://twitter.com/LucasDestrem/status/1366999338703081473

Repenser les noms de la mobilité. L’élaboration de ce plan n’a pas été une mince affaire pour Lucas. Déjà, le jeune homme n’est pas originaire de la capitale. Et puis, comme il raconte au site Actu, il a “essayé d’équilibrer entre la présence de bibliothèques, de théâtres, de cinémas… Et puis il y avait les quartiers où la présence de sites culturels se faisait rare, je me suis donc renseigné sur les centres sociaux, les centres de recherches, etc”. Le résultat, épatant, permet de se rendre compte (si ce n’était déjà pas le cas) de l’immense diversité culturelle de la capitale et de sa banlieue. Certains choix n’ont pas été faciles à prendre pour Lucas, qui a dû réaliser un gros travail de sélection afin que sa carte soit la plus lisible et plurielle possible. Et qu’elle puisse valoriser tout un éco-système et un patrimoine culturel.

Comme le jeune l’indique sur Twitter, sa création interroge également notre rapport à la « toponymie » : « les noms ont un rôle à la fois pratique (se repérer, se déplacer) et symbolique. Ils sont la trace que les sociétés laissent dans l’espace (et le temps) », écrit-il sur le réseau social.

https://twitter.com/David_Belliard/status/1367435795146096643

Même s’il y a eu quelques couacs (des coquilles ou bien la mention d’une librairie réactionnaire, depuis retirée de la carte), Lucas a reçu plusieurs messages de personnes intéressées pour acheter son œuvre. Pas de chance : « le plan est la propriété intellectuelle de la RATP », raconte Lucas au site Actu. Il est disponible ici  (en PDF) et sur Twitter. À garder sous le coude quand ces lieux auront l’autorisation de réouvrir leurs portes pour accueillir du public.

Crédit photo : Capture écran Twitter Lucas Destrem

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