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    Pourquoi la génération Y est-elle malheureuse au travail ?

    Jamais aucune génération n’a été aussi malheureuse au travail qu’une personne née entre les années 1980 et 2000 (dite « millennial »). Mais pourquoi ?

    Je suis depressing. Les personnes âgées de 18 à 33 ans, dites « millennials » en bon américain, sont les plus malheureuses de votre open space. Concernant les raisons de la grande dépression, les avis et preuves divergent. Un sondage mené en 2012 sur 2000 adultes américains par le cabinet d’études Harris Interactive révélait que, sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie sérénité et 10 anxiété, les millennials affichaient un beau 5,4. Et 76% de cette note étaient causés par un mal-être au boulot.

    Depuis, les études allant dans ce sens se sont multipliées. Le dernier chiffre en date nous vient de Bensinger, DuPont & Associates (BDA), qui affirmait début 2017 qu’un millennial sur cinq était sujet à la dépression, faisant de cette génération la plus mélancolique de tous les temps.

    Allô maman bobo. Selon la psychothérapeute Brooke Donatone, interrogée par le Washington Post, ce mal-être existentiel au boulot serait dû à des parents jadis globalement omniprésents pour protéger leurs petits, qui n’ont de fait pas eu l’occasion dans leur enfance de connaître des situations difficiles. Cela apporterait une vision erronée de la motivation et se conclurait plus tard en une incapacité à gérer les conflits.

    Les smartphones rendraient la Génération Y accro à la dopamine, l’hormone de la récompense.

    Ce côté protecteur est généralement combiné à une grande exigence en termes d’excellence scolaire, ce qui amène l’ado à être très tôt mis sous pression  et à obtenir des bonnes notes non pas pour son effort mais car ses parents sont allés en toucher un mot au professeur. Une fois lâché dans le monde du travail, le millennial possèderait alors bien moins d’armes que ses prédécesseurs face aux situations plus ou moins stressantes et la notion de récompense… perdrait de sa valeur.

    Digital Detox. Comme l’explique l’auteur spécialiste en management Simon Sinek, le millennial doit composer avec un autre problème conséquent : son smartphone, dont il est dépendant. Cet objet, qui fait désormais généralement son apparition très tôt dans l’adolescence, devient une source régulière de dopamine, sécrétion cérébrale hautement addictive à l’origine de la joie et élément clé du système de récompense. Un simple message (gentil) reçu suffit à en sécréter alors qu’elle est censée récompenser un effort hardi.

    Même constat avec le flirt, véritable épreuve tombée en désuétude à cause des rencontres en ligne. Le millennial continue alors à avoir accès à tout très facilement et forcément, face à un patron qui en attend beaucoup, cela ne passe pas.

    Ce qui vaut à Sinek d’ironiser la situation : « Je n’arrête pas de rencontrer des jeunes gens fantastiques qui pensent démissionner de leur premier boulot après huit mois car ils n’estiment pas avoir un impact assez important. » La solution semble alors selon lui toute trouvée : être patient, se mettre en difficulté et, surtout, ne pas se laisser enivrer par la facilité.

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